Succes Stories: Steve Jobs: : L'histoire Inédite d'un perfec­tion­niste à l’ex­trême, iras­cible, erra­tique

Steve Jobs
On le disait perfec­tion­niste à l’ex­trême, iras­cible, erra­tique. Tout ce que sa main touchait… se trans­for­mait en or. Qu’il s’agisse d’or­di­na­teurs, de musique en ligne ou de télé­pho­nie, Steve Jobs, vision­naire et inno­va­teur
hors pair, a su révo­lu­tion­ner tous ces domaines. Et faire de sa vie une véri­table légende.  Né le 24 février 1955 à San Fran­cisco, d’un père d’ori­gine syrienne, et d’une mère améri­caine d’ori­gine suisse, Steve Jobs est adopté dès sa nais­sance par Paul et Clara Jobs. Lorsque Steve a 2 ans, ses parents adoptent une petite fille, Patty. Trois ans plus tard, son père est muté à Palo Alto, en Cali­for­nie. Machi­niste pour une entre­prise fabriquant des lasers, Paul Jobs apprend alors à son fils des rudi­ments d’élec­tro­nique. A 13 ans, Steve Jobs, déjà débrouillard, n’hé­site pas à télé­pho­ner au président de l’en­tre­prise Hewlett Packard pour lui deman­der des pièces pour un appa­reil qu’il conçoit. Ce dernier lui offre alors un petit job d’été sur l’une des chaînes d’as­sem­blage de la compa­gnie. A la même époque, il est intro­duit par un cama­rade de classe à Steve Wozniak : les deux garçons deviennent amis et partagent la même passion pour l’élec­tro­nique. Après une scola­rité à la Homes­tead High School de Cuper­tino, Steve Jobs étudie à Reed College à Port­land. Influencé par son ami Daniel Kottke, il devient végé­ta­rien. Il s’ini­tie égale­ment à la spiri­tua­lité sous l’im­pul­sion d’un autre ami, Robert Friend­land, véri­table adepte de la spiri­tua­lité orien­tale et son futur gourou. Très vite, Steve Jobs se rend compte qu’il s’en­nuie à Reed, et il finit par arrê­ter ses études malgré les fortunes que dépen­sées par ses parents. Il pour­suit malgré tout des cours en audi­teur libre et notam­ment un ensei­gne­ment de calli­gra­phie (il confiera d’ailleurs plus tard que ce sont ces cours qui lui ont servi d’ins­pi­ra­tion pour propo­ser autant de polices d’écri­ture dans le Mac). A cette période, le hippie négligé expé­ri­mente assi­du­ment le LSD en écou­tant ses chan­teurs favo­ris : Bob Dylan, les Beatles et des groupes phares de la contre-culture cali­for­niennne. Selon lui, le LSD est l’une des prin­ci­pales raisons de sa réus­site, car il aurait permis d’ou­vrir son esprit en grand et de déve­lop­per ses capa­ci­tés intui­tives. En 1974, il décroche son premier emploi comme tech­ni­cien chez Atari, une firme en vogue à l’époque. C’est là qu’il se lie d’ami­tié avec le dessi­na­teur indus­triel Ronald Wayne. Il inter­rompt son travail pour partir 7 mois en Inde. Un voyage dont il rentre le crâne rasé et en habits tradi­tion­nels indiens. Selon Steve Jobs, son sens aigu du design aurait été très influencé par le boud­dhisme. En 1975, après une bonne expé­rience dans la réali­sa­tion (en 4 jours) du circuit imprimé du jeu Brea­kout avec son ami Wozniak, les deux compères renou­vellent l’ex­pé­rience. Wozniak conçoit alors l’Apple I. Impres­sionné par la machine, Steve Jobs a alors l’idée de fonder avec son ami leur propre entre­prise. Jobs vend donc sa Volks­wa­gen et Wozniak sa calcu­la­trice HP-65. L’acte de fonda­tion d’Apple est signé le 1er avril 1976 par Jobs, Wozniak et Ronald Wayne (qui quitte fina­le­ment la société moins de 2 semaines après).  La chance sourit aux trois jeunes entre­pre­neurs : un busi­ness angel cali­for­nien (Mike Mark­kula) décide de s’as­so­cier à leur projet et leur apporte la somme de 250 000 $. Jobs et Wozniak se mettent alors au travail et passent leurs jour­nées à assem­bler leurs premiers Apple I dans le garage de la maison fami­liale de Jobs. Le 3 janvier 1977, Apple est consti­tué sous forme de société. Le logo d’Apple, une pomme croquée aux couleurs arc-en-ciel (utili­sée jusqu’en 1998) aurait été direc­te­ment inspiré par le régime à base de pommes de Jobs à cette époque. A la même époque, en 1978, sa petite amie de l’époque, Chris Ann Bren­nan lui apprend qu’il est le père d’une petite Lisa Bren­nan-Jobs. Steve Jobs nie qu’elle est sa fille en prétex­tant qu’il est stérile. Mais 3 ans plus tard, lorsque Apple est intro­duit en bourse et que Jobs devient multi­mil­lion­naire à 25 ans, Jobs cède à la pres­sion de ses asso­ciés et finit par recon­naître sa fille.  Au début des années 80, Steve Jobs est le seul à cerner le poten­tiel commer­cial de l’in­ter­face  graphique couplée avec l’usage d’une souris déve­lop­pée au Xerox PARC, dont il s’ins­pire pour le lance­ment de l’Apple Lisa en 1983, puis du Macin­tosh en 1984. Une inno­va­tion qui reste aujourd’­hui encore le stan­dard géné­ral. A la même période, Steve Jobs apprend qu’il a une sœur biolo­gique, Mona Simp­son. Il la rencontre en 1985 et ils deviennent proches. Il rencontre en 1982 la chan­teuse Joan Baez (dont la liai­son quelque temps plus tôt avec son chan­teur fétiche Bob Dylan aurait fasciné Jobs), mais, après avoir songé au mariage, ils se séparent fina­le­ment 3 ans plus tard. Jobs se console rapi­de­ment dans les bras de la jolie blonde Tina Redse. Au sein d’Apple, l’in­tran­si­geance et les méthodes de recru­te­ment de l’in­ven­teur (« Combien de fois avez-vous pris du LSD ? ») font grand bruit et ne lui attirent pas toujours des amis. Au terme d’une longue lutte de pouvoir avec John Scul­ley, le direc­teur géné­ral que Jobs avait pour­tant recruté, il est forcé de démis­sion­ner de sa société en septembre 1985. Après ce départ amer, Jobs fonde NeXt Compu­ter, qu’il dirige, dit-on, avec une obses­sion de la perfec­tion esthé­tique. L’en­tre­prise ne connaît pas le succès avec la vente de machines très (trop ?) répu­tées pour leurs atouts tech­niques, mais dont le coût se révèle prohi­bi­tif. En revanche, le lance­ment de logi­ciels en 1993 s’avère être un bon filon.  En 1986, Steve Jobs rachète la divi­sion Graphics Group de Lucas­film et la trans­forme en Pixar Anima­tion Studios. Il en devient le direc­teur géné­ral, proprié­taire de la compa­gnie. Suite à l’as­so­cia­tion de Pixar au studio Walt Disney Pictures pour réali­ser une série de longs-métrages d’ani­ma­tion par ordi­na­teur (Disney assure le finan­ce­ment et la distri­bu­tion), la société Pixar connaît un énorme succès critique et commer­cial suite à la sortie du film Toy Story en 1995. Pendant quinze années consé­cu­tives, le studio enchaî­nera les succès : 1001 pattes (1998), Toy Story 2 (1999), Monstres et Cie (2001), Le Monde de Nemo (2003), Les Indes­truc­tibles (2004), Cars (2006). Pixar est fina­le­ment racheté par la Walt Disney Compa­gnie en 2006 et Steve Jobs devient alors membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de Disney.  Début 2007, Apple a des vues sur le système Webobjects de Jobs et décide de rache­ter NeXT. Un bon moyen aussi de faire reve­nir Steve Jobs dans la boucle. Ce dernier four­nit alors le code source de NeXTSTEP à partir duquel est déve­loppé le système d’ex­ploi­ta­tion Mac OS X. Jobs super­vise ensuite pendant quatorze ans la créa­tion, le lance­ment et le déve­lop­pe­ment de l’iMax (1998), de l’iPod, d’iTunes, de la chaîne de maga­sins Apple Store (2001), une idée marke­ting de Jobs au succès phéno­mé­nal, de l’iTunes Store (2003), de l’iP­hone (2007), et de l’iPad (2010). En 2003, Steve Jobs apprend qu’il est atteint d’une forme rare de cancer pancréa­tique. Il se bat des années durant avant de décé­der le 5 octobre 2011 à son domi­cile de Palo Alto, à l’âge de 56 ans. Ce bouli­mique de projets aura fait de sa compa­gnie l’une des plus riches au monde à l’heure de sa mort. Une vague d’émo­tion submerge le monde entier et des hommages sont rendus partout à l’illustre PDG d’Apple, réputé pour ses cols roulés noir Issey Miyake, ses jeans Levi’s et  ses baskets New Balance.Outre sa première fille Lisa, Steve Jobs laisse trois enfants, nés de son union en 1991 (célé­bré par un moin boud­dhiste zen!) avec Laurene Powell, rencon­trée à la Stan­ford Busi­ness School : Reed (né en 1991), Erin (née en août 1995) et Eve (née en 1998).
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