DOSSIER EXCLUSIF-CAMEROUN: AU PAYS DE LA LOI DU PLUS FORT,MÊME LA PRESSE N'ÉCHAPPE PAS AU GANGSTÉRISME:DAVID EBOUTOU en grève de la faim à la prison centrale de Yaoundé Kondengui

Au Cameroun un patron de presse peut, pour peu qu'il bénéficie de la couverture de certains pontes du régime, s'offrir le luxe de faire filmer des journalistes par les cameras de sa télé, pieds nus, menottés; les faire
embarquer dans un pick-up de cette même télé (et non de la police), et les faire garder à vue à la police puis écrouer à la prison centrale de Kondengui sans émouvoir personne.

MONSIEUR LE PDG DE "VISION 4" AMOUGOU BELINGA (PHOTO), LIBÉREZ LES JOURNALISTES DAVID ÉBOUTOU ET PATRICK SAPACK!
NOUS CONDAMNONS SYSTÉMATIQUEMENT CE GANGSTÉRISME QUI PRÉVAUT AU SEIN DE VOTRE GROUPE DE PRESSE, AUQUEL APPARTIENT LA CHAÎNE DE TÉLÉVISION "VISION 4".
EN EFFET TOUT TRAVAIL MÉRITE SALAIRE.
INUTILE POUR CELA D'USER DE MÉTHODES PEU RECOMMANDABLES COMME LA FAUSSE FACTURE QU'ON EXHIBE AU MOMENT DE L'ARRESTATION MÉDIATISÉE DES JOURNALISTES, LA CORRUPTION SYSTÉMATIQUE DES JUGES, L'HUMILIATION ET L'INTIMIDATION DES MEMBRES DE LA PROFESSION... POUR FAIRE TAIRE TOUT LE MONDE ET IMPOSER VOTRE DIKTAT À TOUT UN PAYS.
NON, M. JEAN PIERRE AMOUGOU BELINGA, VOUS N'AVEZ PAS LE MONOPOLE DU DROIT, PAS PLUS QUE LA JUSTICE ET LA POLICE DU CAMEROUN AURAIENT AINSI DÛ ÊTRE À VOTRE SOLDE, GRÂCE À VOTRE PROXIMITÉ AVEC LES DIGNITAIRES DU RÉGIME DICTATORIAL EN PLACE, NOTAMMENT LE MINISTRE DE LA JUSTICE LAURENT ESSO.
LIBÉREZ IMMÉDIATEMENT MESSIEURS ÉBOUTOU ET SAPACK!
LE COMITÉ DE LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES (CL2P)


http://www.cl2p.org


DAVID EBOUTOU en grève de la faim à la prison centrale de Yaoundé Kondengui
Par Boris Bertolt, journaliste d'investigation

David Eboutou qui a été incarcéré à la prison centrale de Kondengui par son ancien patron de VISION 4, Amougou Belinga est entré en grève depuis hier vendredi 24 juin 2016.
D’après nos informations, le dossier de David Eboutou et Sapack est vide.
«Amougou Belinga à arrosé les juges. Je dis bien arrosé. En plus le procureur en attente comme tous les magistrats du conclave qui les concerne ne veulent pas se mettre de l'injustice à dos. Voilà la triste réalité», nous a-t-il confié. D’après un proche de la famille de David Eboutou, «le juge Bidias les a fait signer un mandat de dépôt après le départ des avocats qui nous annonçaient qu’ils seront libérés sous caution mais c’était une ruse dont le pdg est arrivé avec ses cameramen pour les filmer et on s’est violemment opposé».
De sources policières, c’est la facture présentée par VISION 4 attribuée à David Eboutou et Patric Sapack qui les met sous mandat de dépôt.
Cette facture qui porte le nom de David Eboutou est une fausse facture. Ce qui a été établi à la direction régionale de la police judiciaire du Centre. Il ne s’agit pas du nom de David Eboutou sur cette facture. Malgré la sommation des avocats, Amougou Belinga détiendrait toujours les ordinateurs et les téléphones de David Eboutou. L’une de nos sources nous a confié que les juges ont reçu des pressions pour déférer ces jeunes camerounais à Kondengui.

Photo: Le journaliste Patrick Sapack sequestré sur ordre de son patron de presse, Jean-Pierre Amougou Belinga
Je réitère ici tout mon soutien, ma compassion à David Eboutou. Quelque soit ce dont on l’accuse d’avoir fait, le droit doit être respecté. Or les accusations portées contre Sapack et lui se sont écroulées à la police.
Le droit est fait pour protéger les faibles. À défaut les plus forts feraient tout ce qu’ils veulent. On peut ne pas avoir partagé les positions de David, ce qui a été mon cas à de nombreuses reprises. Mais je refuse de me taire face à ce qui s’assimile à de la barbarie, de la violence, du mépris pour la justice et les institutions d’un État. David Eboutou et Sapack doivent être libérés.
Mon pays n’est pas encore devenu l’Irak ou la République Démocratique du Congo (RDC) avec des seigneurs qui ont pouvoir de vie et de mort sur leurs compatriotes. Lorsque de tels mécanismes se mettent en place, retenez que l’on s’achemine progressivement non plus vers un chaos lent ou rapide, mais vers le chaos. Chose dont nous devons nous battre pour l’éviter, en demandant aux institutions de la République de faire leur travail.
Boris Bertolt, journaliste d'investigation

Source: https://blogs.mediapart.fr/joel-didier-engo/blog/250616/cameroun-au-pays-de-la-loi-du-plus-fortmeme-la-presse-nechappe-pas-au-gangsterisme