RDC: Kabila dénonce des «ingérences étrangères intempestives et illicites»

A la veille de la fête de l’indépendance en République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila a prononcé un discours à la nation, ce mercredi 29 juin. Un discours assez offensif vis-à-vis des « ingérences intempestives et illicites ». Référence sans doute aux injonctions répétées de la communauté internationale à organiser les élections dans les délais constitutionnels et à ouvrir l’espace politique, mais aussi – à mots couverts – à l’opposition.

Pour le président Kabila, le pays fait toujours « aux mêmes menaces qu’au lendemain de son indépendance ». Le chef de l’Etat congolais dénonce « les ingérences étrangères, intempestives et illicites dans les affaires intérieures » de la RDC, rappelant que le Congo est un pays souverain qui souhaite « des partenariats constructifs ».
Le président congolais a également évoqué les martyrs qui ont payé un lourd tribut pour que « vive la patrie toujours et perpétuellement en danger ». « Le credo de notre lutte demeure le respect du droit de notre peuple à s’autodéterminer », a déclaré Joseph Kabila.
Le chef de l’Etat congolais a aussi souligné qu’il y a un an, jour pour jour, il avait proposé un dialogue national. « J’ai eu à l’esprit l’impérieuse nécessité d’engager la classe politique à conjurer les contestations intempestives des calendriers publiés sous des pressions diverses et celle prévisible d’un fichier électoral qualifié de peu fiable », a ajouté le chef de l’Etat congolais.
Joseph Kabila assure que l’option du dialogue est portée « à bout de bras par l’ensemble de notre peuple et même la majorité de la classe politique ». « Une option pour moi irréversible », insiste le président Kabila. « A tous ceux qui pensent que l’histoire de ce pays devrait toujours s’écrire en lettres de sang et par d’autres », le chef de l’Etat congolais répond : « Notre peuple est mûre, il connait parfaitement où se trouvent ses intérêts et comment en assurer leur défense ».
Joseph Kabila a aussi eu quelques mots pour parler de la situation économique, très difficile. Il dit avoir conscience que le pouvoir d’achat des Congolais a baissé. Il a assuré que des mesures avaient été prises et félicité pour leur travail les forces de défense et de sécurité.
Par RFI