Ecobank affiche un bénéfice net en repli de 34% au cours du premier semestre 2016

Ecobank affiche un bénéfice net en repli de 34% au cours du premier semestre 2016
Exprimé en dollars US, le bénéfice net du groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated s'est replié de 34% au cours du premier semestre 2016, s'achevant au 30 juin à seulement 154 millions $, contre 244
millions $ une année plus tôt. « Nos résultats semestriels étaient modestes et ont été réalisé dans un contexte marqué par la mitigation des activités économiques et une incertitude sur les marchés » a expliqué Ade Ayeyemi, le directeur général du groupe.
ETI a globalement souffert de la situation de change qui a affecté le Nigéria, son principal marché. Exprimés dans la monnaie américaine, ses actifs se sont repliés de 10% à seulement 21 milliards $, contre 23 milliards $ une année auparavant. Les crédits et avances accordés à la clientèle se sont repliés de 14% à 10,2 milliards $ et les dépôts de la clientèle ont reculé de 12% à 14,3 milliards $. Pris en nairas nigérians, cependant, les mêmes indicateurs affichent des performances positives et respectives de 28%, 23%, 26% et 16%.
Le chiffre d'affaires à taux de change constant est resté relativement inchangé par rapport à l'exercice précédent, tandis que le bénéfice net a diminué, plombé par l'augmentation des provisions pour dépréciations. « Le ratio d'efficience de 64,3% était en harmonie avec nos objectifs, en dépit des revenus en baisse, et cela, grâce aux actions que nous continuons à prendre pour réduire les coûts, et qui nous permettront de générer des bénéfices futurs » a fait savoir M. Ayeyemi.
Sur le Nigerian Stock Exchange, l'action Ecobank a chuté de seulement 1,47% vendredi 29 juillet 2016, avec un volume de titres échangés de 16,5 millions de nairas. Sur la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières d'Abidjan, l'action Ecobank est resté stable, mais avec des volumes échangés de 11 millions de FCFA.
Le directeur général du groupe continue de rassurer les investisseurs.Mais il lui faudra convaincre davantage, notamment sur la gestion des créances douteuses qui ont nécessité des provisions en hausse de 104% à 155,6 millions $, ce qui a contribué à faire plonger les marges.
Rappelons toutefois que la performance du groupe pour ce premier semestre constitue une amélioration importante, comparée à celle du deuxième semestre 2015, qui était ressorti déficitaire de 151,7 millions $
Idriss Linge
Agence Ecofin