Le concubinage a carrément transformé les Camerounaises en machines

Hier soir, lorsque je suis rentré du boulot, j’ai trouvé ma petite cousine de 22 ans, (encore étudiante hein, et à qui je paye encore pourtant les études et loue une chambre en fac oh), entrain de m’attendre impatiemment
devant ma barrière, ses valises faites et tous ses effets emballés. Au départ, j’ai cru qu’il y avait un soucis. Mais que non. En fait, elle est venue me dire au revoir. Elle irait désormais vivre avec son gars, qui, apparemment, lui a promis le mariage sans alliance. Hum, j’ai wanda. Elle estimait qu’à 22 ans, elle vieillit déjà et elle ne peut pas continuer à vivre toute seule sans sa part de « mari » alors que toutes ses copines du même âge sont déjà «mariées» en régime « concubinage » ; sans actes hein.

Apparemment, chaque fois qu’elle se retrouve donc avec ses « mariées », celles-ci se moquent sérieusement d’elle et ça lui fait vraiment honte.
    J’ai failli la…claquer onong. Mais, je me suis retenu par peur de commettre une gaffe irréparable. Alors que toutes les femmes fuient de plus en plus le « vient-on reste », cet esclavage des temps modernes qui les transforme carrément en machine chez les hommes, en voilà plutôt une qui rêve tant d’aller s’y enfoncer. Sorcellerie n’est-ce pas?
Bon, en tant que grand frère, je l’ai alors fait longuement asseoir et lui ai dit que ses amies ne lui disaient malheureusement pas la vérité. Sincèrement elle ne devrait plus ignorer qu’une vraie «viens-resteuse» au Camer, est surtout et avant tout :
1- UNE « MACHINE » POUR FAIRE L’AMOUR
Chez nous, une « viens-resteuse » est toujours transformée en soumissionnaire dans le lit par son obsédé et bourreau de «mari». Je pèse mes mots… C’est clair, elle est une pure « esclave » sexuelle et surtout une véritable machine d’écrasage. Les filles me comprennent.
Toutes les heures sont permises: 4h du matin, zizi; 6h zizi; 10h zizi; 18h zizi; 21h zizi; minuit zizi…même à 3h du matin hein, zizi…Les maris concubins ont souvent plein d’énergie pour cela et ne savent d’ailleurs faire que ça.
Et madame, même si elle est malade, fatiguée, doit sauf que soulever le kaba et baisser la culotte dès que le « mari » veut ses choses. Devoir conjugal oblige dit-on! La pauvre devient ainsi son jouet sexuel qu’il pilone à tout bout de champs au nom du « mariage ».
Eh oui, voilà prioritairement ce à quoi elles sont surtout réduites dans leurs fameux «foyers» de fortune! De vrais objets de «plaisirs», uniquement faites pour satisfaire les envies, les pulsions, les désirs et les fantasmes du « mari », toujours en manque, en quête de sensations fortes et jamais rassasié curieusement.
2- UNE « MACHINE » POUR FAIRE LES BÉBÉS
Une « viens-resteuse » est une véritable pondeuse de bébés. Et pour cause, Monsieur est un «enceinteur» hors pair.  Hum, on dit chez nous que les enfants c’est la richesse non ? Alors le seul travail du gars consiste donc à bombarder à la go les grossesses chaque neuf mois.
Juste le temps de décharger hein. Et parfois, tellement il la dose trop que ce sont les jumeaux qui arrivent à chaque jet. N’est-ce pas c’est ce à quoi sert une mère pondeuse ! Minalmi. Peu importe s’il peut les nourrir ou pas oh, là n’est pas son problème.
Accoucher, toujours accoucher, encore accoucher, tel est le boulot de la machine de femme, installée chez l’homme. Et justement quand vous regardez ces enfants nés à temps et à contre temps, vous ne pouvez pas savoir qui est le cadet et qui est l’aîné. Ils ont tous les mêmes tailles. Tellement qu’ils sont faits en désordre massa ; sans aucun planning familial au point où vous ne pouvez faire de différence.
Il faut alors parfois voir la pauvre « viens-resteuse » avec ces innocents. C’est le spectacle : un agrippé au dos, l’autre sur le sein gauche, un autre sur le sein droit, deux sous les bras…un prochain dans le ventre, le futur Eto’o quoi. Une vraie équipe de football minime et mixte.
Et quand monsieur en parle au bar, c’est avec fierté hein. Le rire veut sa mort. Tsuips!
3- UNE « MACHINE » POUR FAIRE LE MÉNAGE
Pas besoin d’une domestique dans un couple en concubinage. Non. La « viens-resteuse » joue déjà pleinement et très bien ce rôle. C’est la bonniche tout court, dis-donc ; la femme à tout faire, pétrie d’énergie.
Et généralement quand tout le monde dort encore, elle, elle est déjà debout depuis hein. Ses heures de réveil sont donc réglées dès 4h du matin pour commencer le boulot. Elle a beau étouffer le réveil de son téléphone, elle va sauf que se lever. Si même on ne la chasse pas du lit avant.
Trop fortes les « viens-resteuses »! Ce sont de véritables bulldozers. Toutes les tâches leur incombe : laver les enfants, faire la lessive, puiser de l’eau, fendre le bois, repasser les vêtements, ranger le nécessaire, laver le sol, faire la vaisselle, nettoyer partout, faire l’hygiène… tout ça c’est elles qui le font, chaque jour. Elles ne savent même pas faire quoi?
Et pendant tout ce temps, le bon Monsieur, lui, regarde la télé, boit sa bière au bar ou joue carrément au damier et au parifoot. Ses enfants, ses neveux et les autres membres de sa famille, remplis comme des fourmis à la maison, eux tapent leurs divers du quartier. Eux quoi? Leur machine est là non ? Elle est là, elle bosse pour eux.
Ah oui, les «mariées» du concubinage ont le devoir de s’occuper de toutes les tâches ménagères. Elles sont ainsi obligées de se coucher les dernières, très tard la nuit, et de se réveiller aux toutes premières heures, à l’aube.
Évidemment, tant que tout n’est pas propre et bien rangé, point de sommeil et de repos. Elles sont là pour bosser. Rien d’autre. Le « viens-on reste » a ses règles. Règles implicites mais il faut les respecter. Sinon…basta.
4- UNE   » MACHINE  » POUR FAIRE LA CUISINE
La « viens-resteuse » a l’obligation d’être un cordon bleu. Là alors, c’est primordial. Surtout quand le mari est un glouton qui mange trop. La pauvre doit donc maîtriser les recettes de tous les mets du Mboa. Je dis bien,  tous. Elle n’a aucun droit à l’erreur quand le « mari » lui demandera du koki ou du eru. Et  parfois, avec toutes les occupations, il faut cuisiner la veille pour gagner en temps.
Ainsi, sous le soleil, sous la pluie, au feu de bois, au réchaud à pétrole, très rarement au gaz, la « viens-resteuse » se démène comme elle peut pour apprêter les repas. Et elle a surtout intérêt à servir ces repas à temps hein. Qu’elle tente alors d’être en retard : les réprimandes et les demandes d’explication vont pleuvoir ! On n’hésitera même pas à lui faire des menaces de la chasser du « mariage » là là là si elle s’amuse. Yeuch!
Cuisiner, toujours cuisiner, et encore cuisiner, tous les jours, à toutes les heures, sans repos. Tel est donc leur quotidien, ces femmes. Whèèèè!
Qu’elles-mêmes mangent ou pas oh, ce qui importe c’est que le « mari », sa nombreuse famille présente à la maison et même ses amis, souvent bons à rien, puissent passer à table. Et c’est d’ailleurs à leur goût qu’elles préparent très souvent oh.
    LE « VIENS-ON RESTE », UNE HUMILIATION POUR LES FEMMES.
On le voit donc bien, le concubinage, ou mieux, le  » viens-on reste  » est un véritable calvaire, un piège pour les Camerounaises. Elles s’y fatiguent énormément, sans pourtant jamais y obtenir ce qu’elles cherchent tant : le bonheur amoureux.
L’homme a vite souvent couru chercher la pauvre femme, toute jeune, jolie et fraîche, la coupant parfois de ses études, de son petit job et de sa famille, mais une fois qu’il a fini de l’utiliser à ses fins domestiques, charnels et sexuelles, finit par l’abandonner en plein carrefour.
Pour ces hommes là, les «viens-resteuses» ne sont tout simplement que des PUISSANTES ESCLAVES A TOUT FAIRE, des machines et des robots tout court, installées dans leurs maisons et remplaçables une fois désuètes.
Et très souvent, après cet esclavage des temps modernes, où la pauvre femme subit toutes les humiliations, les travaux les plus durs, les maternités incontrôlées, les bastonnades injustifiées, elle est répudiée et chassée, avec mépris, souvent toute fanée, sucée et pressée comme une orange…Sans malheureusement jamais réaliser son rêve : LE GRAND MARIAGE SOLENNEL, ce pourquoi elle acceptait autant de souffrir et de se sacrifier pourtant.
Tel est le triste calvaire de toutes ces femmes en concubinage : des esclaves d’un autre genre que les hommes machos maltraitent, avilissent, ternissent et finissent par jeter comme des « papiers hygiéniques » après usage. Triste sort, celui de ces pauvres dames.
Par honte et par peur, elles vivent ainsi silencieusement leurs peines, incapables parfois de broncher et de dénoncer leurs misères et ces travers.
Dans ces « foyers », elles ont appris à tout faire, sauf SE MARIER. Le seul grand espoir qu’elles nourrissent au final, reste souvent le « mariage collectif » que le Ministère des Femmes organise par pitié pour elles.
Ah, ces bourreaux les hommes ! Puissent-ils comprendre enfin que la femme n’est pas une machine, un objet, une chose, un animal, mais un ETRE HUMAIN comme eux?
C’est vrai que le mariage est le rêve fou de toutes mes compatriotes. Elles sont d’ailleurs prêtes à tout pour vivre sous le toit d’un homme. Elles ne vivent que pour ça.
Mais est ce pour cela que les hommes doivent les transformer en machines et robots et les utiliser autant d’années parfois sans jamais songer à passer officiellement devant un maire un jour? Quand on aime une femme, on la serre fort et on l’épouse dis donc!!!
Et justement, avant même que je ne finisse d’expliquer tout cela à ma cousine restée ébahie, un taxi surchargé gara dehors. Qui vois-je ? Mon ancienne voisine, avec ses valises sur la tête.
Il y a pourtant un an qu’elle quittait toute heureuse, le chez ses parents, toute belle et séduisante, ayant abandonné son travail de restauratrice, pour rejoindre son « fiancé » en concubinage à Douala.
Pendant que les parents attendaient certainement le mariage officiel, voilà Madame qui leur réapparaît subitement, toute vieillie, délabrée et fanée, 2 enfants sous les bras, et un autre dans le ventre.
    Ah, pauvres « viens-resteuses ». Courage à vous toutes qui vivez ces calvaires dans vos « mariages ». Mais l’espoir faisant vivre, continuez juste à supporter. Vos « fiancés » vont peut-être finalement vous épouser lors de l’émergence, en 2035, qui sait!
Ma cousine a vite ramassé ses sacs, et elle est rentrée en courant chez elle en fac. Elle croyait d’abord que quoi? Hein!
 
Au MBOA, nous sommes vraiment formidables!
Camer.be