Le patron de la DGSI dépeint "une France au bord de la guerre civile"

Sécurité. Devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13 novembre, le patron de la Direction générale de la Sécurité intérieur (DGSI) a exprimé ses craintes sur « la menace intérieure »
évoquant une France « au bord de la guerre civile ».
Inquiétant. Dans les colonnes du Figaro, Patrick Calvar dresse un constat sans ambages de la situation sécuritaire en France. « Nous sommes au bord de la guerre civile. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer  tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires ». Parmi les scénarios redoutés évoqués dans les colonnes du quotidien, une nouvelle « séquence » de terrorisme islamiste et donc de nouveaux attentats perpétrés sur notre sol. Un énième épisode de terreur qui pourrait enjoindre la population, empreinte de défiance vis-à-vis des autorités, à verser dans « l’autodéfense ». Alors que dans les mêmes temps, les inscriptions dans les clubs de tir sportif ont parfois doublé. Des gendarmes et des policiers s’y rendraient même, estimant leur pratique « insuffisante ».
Autre scénario envisagé, la montée des tensions communautaires, le spectre de la manifestation « pro-Gaza » de l’été 2014 et ses slogans « morts au juifs » demeurant dans tous les esprits. « Dans certaines communes de Seine-Saint-Denis, tous les juifs sont partis », déplore le député UDI, Meyer Habib. Ainsi, en 2015, le nombre « d’aliyahs » (immigrations en Israël) avait quadruplé par rapport à la moyenne antérieure pour atteindre 8 000 personnes. En 2016, cette moyenne devrait néanmoins se stabiliser à 6 000 individus
Enfin, les services de renseignement surveillent étroitement la nébuleuse « ultradroite » aux multiples ramifications et très active sur les réseaux sociaux. « Ils ont la volonté de mettre le feu, c’est certain, mais passeront-ils à l’acte ? », s’interroge néanmoins l’avocat Nicolas Lerègle, spécialisé dans les domaines de la  sécurité et de l’intelligence économique, émettant ainsi des réserves sur la volonté de ces groupes de véritablement joindre la parole aux actes.