Purge en Turquie: 149 généraux et amiraux limogés, des organes de presse fermés

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En Turquie, la presse a de nouveau fait les frais ce mercredi 27 juillet de la purge entamée au lendemain du coup d’Etat raté. Ainsi que l'état-major de l'armée qui a été littéralement décapité, avant l'annonce d'un
remaniement complet jeudi matin.
Avec notre correspondant à Istanbul,Alexandre Billette
Treize jours après le putsch avorté en Turquie, les purges et les arrestations se poursuivent au sein de la fonction publique et contre les organismes jugés proche de l'imam Fethullah Gülen, accusé par les autorités turques d’être le cerveau du coup d'Etat raté.
Le Premier ministre avait annoncé ce mercredi que les purges n'étaient pas terminées. C'est en effet un coup de balai magistral qui a été donné. Les annonces ont été publiées au journal officiel. Les autorités ont ordonné la fermeture de dizaines de journaux et de magazines, de chaînes de télévision, de radios, ainsi que de trois agences de presse. Il s’agit pour la plupart de médias proches de l'imam Fethullah Gülen, même si quelques titres sont surtout connus pour leur opposition au président Erdogan.
Les autorités turques ont également procédé à un sévère coup de balai dans l'armée, en limogeant 149 généraux et amiraux, soit près de la moitié des généraux de l'armée turque. Sans compter plus de 700 officiers et des centaines de gradés qui ont été remerciés.
Cette nouvelle purge intervient avant une annonce qui était attendue mais qui arrive avant l'heure : le Conseil militaire suprême doit se réunir ce jeudi matin sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan pour réorganiser l'état-major de l'armée turque.
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