RDC: les opposants dénoncent le flou autour de la date de la présidentielle

Les réactions des leaders de l'opposition congolaise en exil sont vives après le discours à la nation du président Joseph Kabila, prononcé mercredi à la veille de la fête d'indépendance du pays. Des opposants dans l’ensemble interloqués par le vide entretenu par le président Joseph Kabila autour de la date de l'élection présidentielle.

Charles Mwando Simba, le président du G7, estime qu'il « fallait un calendrier qui détaille les différentes séquences jusqu'au mois de décembre ». Or dénonce ce responsable, « le président Kabila ne dit mot sur sa situation, comme, souligne-t-il, pour confirmer qu'il restera toujours en place ».
A l'UDPS, Etienne Tshisekedi, est ferme sur un point : il « exige la convocation du scrutin pour l'élection le 19 septembre conformément à l'article 73 de la Constitution », lit-on dans une déclaration transmise à la presse. Etienne Tshisekedi rejette, poursuit-il, toute « tentative de référendum pour modifier notre Constitution ».
L'opposant Moïse Katumbi, en exil à Bruxelles, dénonce aussi « le flou entretenu par ce discours ». L'ancien gouverneur du Katanga, estime que le président avait « l'obligation de rassurer sur son départ le 19 décembre 2016 ». Moïse Katumbi décrit un contexte politique délétère, avec une « justice instrumentalisée ». Candidat déclaré à la présidentielle, Katumbi affirme être victime de « harcèlement », en témoigne selon lui, la condamnation à trois ans de prison infligée par la justice dans « une affaire immobilière inventée de toutes pièces ».
Faux rétorque Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, qui déplore « une tentative pathétique de détourner l'attention ». Dans un communiqué de presse, ce responsable assure que le président et les institutions font « respecter les lois » et « défendent l'ordre constitutionnel ».
Par RFI