Alassane Ouattara ne sera pas candidat à un 3ème mandat (Conseiller)

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Alors que l’actualité ivoirienne tourne autour de la possible candidature du président ivoirien Alassane Ouattara à un autre mandat, l’un de ses proches collaborateurs chargé de la jeunesse fait des confidences.
Le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara ne fera pas un 3e mandat’’ à la tête de la Côte d’Ivoire, malgré les réserves de l’opposition qui le soupçonne de manœuvrer pour y arriver, a réaffirmé samedi, Mamadou Touré, l’un de ses conseillers.
Le président Alassane Ouattara n’est pas Laurent Gbagbo qui dit quelque chose et pense autre chose. Sa conception de la politique n’est pas l’art de la roublardise (…) Il a dit qu’il ne fera pas un 3e mandat et il ne fera pas un 3e mandat’’, a déclaré le conseiller en charge de la Jeunesse et des sports, lors d’une rencontre avec des jeunes militants du Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel).
Ces rencontres périodiques dénommée “A l’écoute des militants’’, sont une tribune d’échanges sur divers sujets de l’actualité politique nationale entre les jeunes du RDR et un cadre du parti, choisi par les organisateurs.
Quant à la question de la reforme constitutionnelle engagée par le chef de l’Etat et rejetée par l’ensemble de l’opposition, M. Touré a tenté de battre en prêche les arguments des opposants.
L’opposition, en lieu et place du comité des experts mis sur pied par M. Ouattara, exige que cette réforme constitutionnelle fasse l’objet d’une plus vaste consultation civile et politique à travers “une assemblée constituante’’ qui inclurait toutes les forces vives du pays.
Pour M. Touré, le chef de l’Etat n’innove pas en la matière, en choisissant la voie de la mise sur pied d’un groupe d’experts.
“Il n’y a pas de procédure unique. La démarche du président n’est pas nouvelle et c’est la procédure qui a été adoptée par la plupart des pays’’, a-t-il expliqué.
Selon lui, les constitutions ne sont élaborées par des assemblées constituantes que “dans les pays où il y a rupture de légalité et inexistence des institutions’’.
La création d’un sénat et le mode de désignation de ses membres dans la future constitution reste un autre point de discorde entre le pouvoir et l’opposition qui juge cette nouvelle institution “inutilement budgétivore’’.
Le conseiller du président a affirmé qu’il en n’est rien. “Même si on donnait le même budget de l’assemblée nationale au sénat, cela représenterait 0,4% du budget national qui est de 6.000 milliards FCFA’’, a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’aucune “loi universelle’’ ne prescrivait que les sénateurs soient tous élus comme le souhaite l’opposition.
Au Canada, les 105 sénateurs sont nommés, en Angleterre, une partie des sénateurs est nommée. En Algérie, un tiers des sénateurs est nommée. Au Rwanda, les sénateurs sont nommés’’, a-t-il conclu
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