Etats-Unis: Evan McMullin, le trublion républicain qui pourrait gêner Trump

Aux Etats-Unis, la campagne présidentielle est toujours extrêmement polarisée par les candidats désignés par les deux grands partis, démocrate et républicain. Mais il existe d'autres prétendants. Bien souvent
anonymes, ils jouent pourtant un rôle essentiel : à défaut d'être élus, ils peuvent faire pencher la balance. Côté républicain, un « poil à gratter » s'invite dans la danse : Evan McMullin, un illustre inconnu qui pourrait cependant enquiquiner Donald Trump.
Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier
Jusqu'à lundi 8 août au matin, le profil Twitter d'Evan McMullin faisait état de son parcours. Collaborateur parlementaire du groupe républicain à la Chambre des représentants, ancien de la CIA et de la banque Goldman Sachs. Désormais, il se présente en une phrase : « Lancé dans la course à la présidence car il n'est jamais trop tard pour bien faire. »
A 40 ans, Evan McMullin rêve-t-il de la Maison Blanche ? Sans doute pas. Mais sa proximité avec les républicains et d'anciens messages sur les réseaux sociaux font comprendre son objectif : faire barrage au candidat officiel du parti, Donald Trump.
Les médias américains indiquent d'ailleurs que McMullin serait soutenu par une organisation du nom de « Better for America », financée par des républicains n'ayant pas digéré la nomination du milliardaire new-yorkais. L'objectif serait donc d'éparpiller les voix des conservateurs pour empêcher la victoire de Trump.
Candidat de dernière minute
Cependant la candidature est tardive, et en vertu des procédures, McMullin ne devrait pas pouvoir présenter des bulletins dans tous les Etats. Mais semer le désordre ne serait-ce que dans l'Utah, d'où il est originaire et que Trump ne peut absolument pas se permettre de perdre, serait déjà une victoire pour lui.
Côté démocrate, Hillary Clinton redoute la candidature écologiste de Jill Stein, qui risque de lui grignoter quelques voix, comme en 2000, avec un score élevé en Floride qui avait en partie favorisé la victoire de George Bush.
Par