Gabon- Invité Afrique-Jean Ping: «L’alternance est inscrite dans les données du XXIe siècle» Je ferais un seul mandat...

Jean Ping: «L’alternance est inscrite dans les données du XXIe siècle»
Jean Ping, l'ancien président de la commission de l'Union africaine, a réussi à rallier à lui deux des principaux adversaires du président Ali Bongo pour la présidentielle du 27 août prochain. AFP / Kenzo Tribouillard 

Au Gabon, la présidentielle a lieu ce samedi 27 août 2016. Onze
candidats sont en lice pour ce scrutin. Des candidats qui s’affichent comme opposants, d’autres comme indépendants. Le président sortant Ali Bongo se présente, il avait succédé à son père Omar Bongo à sa mort en 2009, après 41 ans au pouvoir. La campagne électorale a été marquée par les ralliements de Camisir Oyé Mba, Guy Nzouba Ndama et Léon-Paul Ngoulakia à l’opposant Jean Ping. Les observateurs s’attendent à un duel entre Jean Ping et Ali Bongo. La campagne s'est déroulée dans un climat tendu et a été marquée par la polémique sur la nationalité d’Ali Bongo. L’opposant gabonais Jean Ping est notre invité.

« Ce que je sais avec précision, c’est que les Gabonais ne veulent plus d’Ali. Ils se disent des choses simples. Cela fait presque 50 ans de pouvoir d’un clan et d’une seule famille, ça n’existe plus dans le monde. L’alternance est inscrite dans les données du XXIe siècle. […] Nous pensons opérer une rupture totale… […] Moi, je ne ferais qu’un seul mandat pour donner l’exemple. Un seul mandat, comme ça, c’est une rupture profonde. Mais également nous allons nous atteler à résoudre le paradoxe qu’il y a entre un pays très très riche qui est le Gabon et une population immensément pauvre. C’est un paradoxe, nous savons pourquoi et comment nous allons le résoudre. »


 
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