Huiles végétales: quand la contrefaction dicte toujours sa loi

Huiles végétales: quand la contrefaction dicte toujours sa loi
Malgré les efforts de l’Asroc, les huiles végétales impropres pullulent toujours sur le marché camerounais.

Des produits non-conformes et impropres à la consommation décriés par l’association des raffineurs, sont encore vendus.
Plus d’une douzaine  de marques d’huiles végétales raffinées impropres à la consommation inondent à nouveau les marchés et grandes surfaces. Depuis près de deux mois, ces produits qui avaient presque disparu des étals et rayons des commerçants, grâce aux mesures prises par le gouvernement avec l’appui de l’association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc), ont refait surface sur le marché.
L’annonce a été faite mardi dernier au cours d’une conférence de presse donnée par l’Asroc. Selon son secrétaire général, Jacquis Kemleu Tchabgou, la situation qui prévaut en ce moment dans la filière des oléagineux n’est guère reluisante. Après des descentes et multiples enquêtes effectuées dans les grandes villes, l’association s’est rendue compte du « nombre effroyable » des huiles non-conformes existant sur le marché. Des produits qui selon elle, ne possèdent ni logo d’enregistrement, ni certificat. Certaines de ces huiles, dont les dates de péremption sont dépassées, ne portent aucun estampillage et ne donnent aucune information aux consommateurs. D’autres se présentent dans un conditionnement opaque, « on ne sait même pas ce qui est à l’intérieur ». Des éléments pourtant essentiels et obligatoires d’après Emmanuel Nkoulou Ada, président du comité de régulation de la filière des oléagineux et qui ne semblent pas préoccuper ces importateurs véreux, peu soucieux de la santé des consommateurs, indique-t-il.
Outre le non-respect des lois et normes en vigueur au Cameroun en matière de qualité et de norme, on apprend que cette intrusion massive des huiles raffinées importées non conformes, impacte négativement le secteur. A en croire les membres de l’Association, la filière commençait à revivre. Il y avait une embellie qui se ressentait, mais la situation s’est malheureusement dégradée depuis quelques mois. Pour l’Asroc, il est donc impératif de passer à l’action, afin d’assainir ce secteur « qui utilise près de 50 000 personnes en emplois directs, et pour lequel les industriels ont investi près de 630 milliards de F ». Sous l’impulsion des pouvoirs publics, l’Asroc assure que des mesures sont en train d’être prises afin d’éradiquer le fléau. Notamment des descentes et vérifications sur le terrain, l’envoi  des échantillons de certaines huiles à l’étranger pour des contrôles.
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