John Kerry attendu au Kenya et au Nigeria pour une visite sous le signe de la lutte antiterroriste

John Kerry est attendu la semaine prochaine au Kenya, au Nigeria mais aussi en Arabie saoudite. Au menu de cette nouvelle tournée du chef de la diplomatie américaine : la lutte contre le terrorisme.

L’annonce a été faite le 18 août par le département d’État. À partir de lundi, John Terry entame son 113e voyage en tant que secrétaire d’État. Une tournée qui l’emmènera d’abord à Nairobi pour un entretien avec le président Uhuru Kenyatta sur les « questions de sécurité régionale et la coopération antiterroriste », a fait savoir John Kirby, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
John Kerry profitera de son séjour kényan pour rencontrer également ses homologues de pays d’Afrique de l’Est pour discuter des conflits au Soudan du Sud et en Somalie, notamment la lutte régionale contre les insurgés islamistes Shebab.
Kerry à Abuja et à Sokoto
Le chef de la diplomatie américaine est ensuite attendu les 23 et 24 août au Nigeria, où il reverra le président Muhammadu Buhari. Il y sera, là encore, question « des efforts en matière d’antiterrorisme, de l’économie nigériane, de la lutte contre la corruption et des droits de l’homme ».
Washington est en effet un partenaire d’Abuja dans sa lutte contre Boko Haram, mais les États-Unis interpellent régulièrement le Nigeria et ses forces armées sur la nécessité de respecter les populations civiles lors d’opérations de répression de foyers islamistes.
Outre la capitale Abuja, John Kerry se rendra à Sokoto, dans le nord du Nigeria, pour un discours sur la « tolérance religieuse » et la lutte contre « la violence radicale », a indiqué le département d’État.
Réunion de haut niveau dans le Golfe
Le secrétaire d’État sera ensuite les 24 et 25 août de nouveau en Arabie saoudite, à Jeddah, au bord de la mer Rouge, pour des réunions avec ses homologues des pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar et Emirats arabes unis) ainsi que Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères et Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, émissaire des Nations unies pour le Yémen.
« Les dirigeants parleront du conflit yéménite dans lequel Ryad pilote une coalition arabe contre des rebelles Houthis, de la guerre en Syrie et la lutte internationale contre le groupe État islamique », a résumé le porte-parole du département d’État.
Par Jeune Afrique avec AFP