Le chef de Boko Haram conteste son "limogeage"

Abubakar Shekau, l'actuel chef de Boko Haram déclare être victime d'un coup monté
L'organisation Etat Islamique a annoncé mercredi dans un communiqué la nomination d'Abou Moussab al-Barnawi, comme le nouveau leader des insurgés qui opèrent au Nigeria et dans la
zone du lac Tchad.
Dans un message audio d'environ dix minutes, Abubakar Shekau qui s'est exprimé en langues arabe et haoussa, a accusé Barnawi et ses disciples, d'avoir essayé de monter un coup contre lui en envoyant des informations erronées aux dirigeants de l'EI au Moyen-Orient.
«On m'a demandé d'envoyer mon idéologie par écrit au Calife, mais il a été manipulé par certaines personnes afin d'atteindre leurs propres intérêts égoïstes" a déclaré Shekau dans son message.
"Peu importe la situation, nous allons nous battre jusqu'à ce que nous établissons un état islamique," a-t-il dit en arabe.
Le leader de Boko Haram absent des réseaux sociaux ces derniers mois, s'est déclaré « surpris » par son remplacement.
Selon lui, les huit lettres envoyées aux leaders de l'EI et dans lesquelles il réitérait son allégeance à l'organisation djihadiste, seraient toutes restées sans suite jusqu'à son éviction de la tête du groupe dont il a pris la direction après la mort de son fondateur et chef spirituel en 2009.
Pour Shekau, Abou Moussab al-Barnawi, et ses partisans sont des polythéistes.
Les nouveaux responsables de Boko Haram accusent Shekau de violer les idées fondatrices de la secte, mais aussi, d'avoir chassé les conseillers militaires de l'EI et récupérer d'importantes quantités de vivres et munitions.
Des accusations rejetées par Abubakar Shekau.
BBC Afrique