L'ONU hors-jeu dans le conflit syrien

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L’ONU avait normalement jusqu’à ce lundi 1er août 2016 pour relancer les pourparlers de paix inter-syriens. L’envoyé spécial en Syrie, Staffan de Mistura, a toutefois annoncé qu’il espérait pouvoir réunir le
régime de Bachar el-Assad et les rebelles à la fin août. Mais cette initiative ressemble fort à un baroud d’honneur pour l’organisation qui semble hors jeu pour résoudre ce conflit.
Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau
Mot d’ordre a semble-t-il été donné aux 17 pays membres du Groupe de soutien international à la Syrie de ne pas faire grand cas de cette date du 1er août. Elle est pourtant symbolique de l’échec de l’ONU à parvenir à une solution diplomatique, comme en témoignent les combats en cours a Alep.
L’envoyé spécial en Syrie Staffan de Mistura, que des rumeurs disaient tenté de démissionner, a tout de même annoncé l’éventualité d’une reprise des discussions à la fin août. Et tout cela alors que les trois préconditions qu’il posait : la cessation des hostilités, l‘acheminement d’aides humanitaires et la transition politique, ne sont plus qu’un très lointain souvenir.
L’ONU en est finalement réduite à travailler sur le seul levier qu’il lui reste : l’aide humanitaire. Mais l’organisation qui a annoncé vouloir contrôler les corridors humanitaires décidés par la Russie joue la une carte extrêmement dangereuse pour sa crédibilité en acceptant de se faire dicter les règles du jeu par Moscou.
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