Pape François : Il vaut mieux le concubinage qu’un mariage trop rapide

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« Il vaut mieux ne pas se marier si on ne sait pas ce qu’est le sacrement de mariage ». Et « J’ai vu tellement de fidélité dans ces concubinages, tant de fidélité; et je suis sûr que ce sont des mariages
vrais, qu’ils ont la grâce du sacrement, parce qu’ils sont fidèles. » Par deux fois les jours passés, le pape François est revenu sur le sacrement de mariage et a ouvert la porte au concubinage comme préparation à la fidélité.
Samedi 18 juin 2016, dans l’après-midi, le pape François a rendu visite au collège universitaire romain Villa Nazareth, fondé en 1946 par Mgr Domenico Tardini,dans le but de venir en aide aux orphelins et aux enfants des familles nombreuses et pauvres. Aujourd’hui, ce collège reconnu par l’État italien héberge gratuitement des étudiants et des étudiantes au parcours scolaire brillant, mais qui n’ont pas les moyens nécessaires pour financer les études. 
Le pape François, lit-on sur News Va « est revenu sur des thèmes fréquemment abordés lors d’interventions précédentes, touchant notamment à la fidélité dans le couple. L’accueil, la vocation professionnelle et affective, le courage de choisir, la liberté. » C’est à cette occasion qu’il a expliqué qu' »il vaut mieux ne pas se marier si on ne sait pas ce qu’est le sacrement de mariage. »
Or, le jeudi précédent, il avait déjà évoqué, en tant qu’évêque de Rome, la crise du mariage, la fidélité, la préparation au sacrement, lors du congrès diocésain de Rome à la cathédrale Saint-Jean-de-Latran. Si le pape argentin a insisté sur une pastorale familiale qui ne soit « ni rigoriste ni laxiste », il a cependant, par ses paroles, continué à ouvrir la porte au laxisme ambiant en donnant des lettres de créances au concubinage et à promouvoir, indirectement, sa nouvelle procédure de nullité de mariage qui institue, ni plus ni moins, qu’un divorce catholique.
En effet, en faisant le constat véridique que bien des préparations au mariage sont trop rapides, que les jeunes se marient trop souvent pour des raisons sociales, pour régulariser une situation, pour avoir une belle fête, sans connaître « ce qu’est le sacrement, la beauté du sacrement, (…) qu’il est indissoluble », il a déclaré que selon lui « la grande majorité des mariages sacramentels sont nuls parce qu’ils disent ‘oui, pour toute la vie’ mais ils ne savent pas ce qu’ils disent parce qu’ils ont une autre culture. Ils le disent, et ils ont de la bonne volonté, mais ils n’ont pas la connaissance (du sacrement, ndlr) « , « c’est la culture du provisoire », « l’individualisme », « l’hédonisme ». Et comme remède à ces plaies de la société moderne que sont « cette culture du provisoire » et cette méconnaissance « de l’indissolubilité du mariage », il a fait l’éloge… du concubinage comme moyen de tester la fidélité, en prenant en exemple une coutume argentine :
« A Buenos-Aires, (…), les curés, la première question qu’ils posaient : Combien de vous vivent en concubinage ? La majeur partie levait la main. Ils préfèrent cohabiter, et cela est un défi, demande du travail. Il ne faut pas dire tout de suite : Pourquoi tu ne te maries pas à l’église ? Non. Il faut les accompagner, attendre et faire mûrir. Faire mûrir la fidélité. Dans les campagnes argentines, il y a une superstition : quand les fiancés ont un fils, ils cohabitent. Puis quand le fils doit aller à l’école, ils se marient civilement. Et puis quand ils sont grands-parents, ils se marient religieusement. C’est une superstition, parce qu’il disent que de se marier religieusement épouvante le mari. Il faut lutter contre ces superstitions. Cependant, vraiment, je vous le dis, j’ai vu tellement de fidélité dans ces concubinages, tant de fidélité; et je suis sûr que ce sont  des mariages vrais, qu’ils ont la grâce du sacrement, parce qu’ils sont fidèles. »
La position du pape François peut donc se résumer ainsi : il vaut mieux un concubinage fidèle à un mariage trop rapide ! Si un mariage trop rapide, pour convenances sociales, sans liberté de choix, sans connaissances approfondies, est réellement une erreur que les pasteurs doivent éviter et combattre, et le pape a raison de le souligner, permettre le concubinage est bien plus grave cependant car c’est accepter que deux baptisés vivent dans un état de péché mortel quotidien. Et reconnaître à cet état peccamineux une grâce sacramentelle, comme dans un vrai mariage catholique, parce qu’il y a a un amour humain durable et fidèle, est un mensonge diabolique qui ne peut engendrer qu’encore plus de laxisme moral, de désordres familiaux et de décadence dans une société déjà bien permissive. Et envoyer bien des âmes en enfer… Là, les paroles du pontife romain sont un scandale ! Mais bien dans la ligne de Vatican II qui, en inversant les fins du mariage et en faisant de l’amour humain le fondement de l’union matrimoniale, a ouvert les portes à l’augmentation des séparations et des divorces et à la crise de fidélité actuelle. 
Une nouvelle fois, le pape François démontre qu’il est un vrai pape conciliaire imbu de modernisme, de relativisme. Tout en faisant un état des lieux assez justes de la mentalité moderne et de l’ignorance religieuse des baptisés, sur tous les sacrements en général d’ailleurs, au lieu de rappeler la saine doctrine catholique sur le sacrement de mariage, il innove et révolutionne les règles morales. Pas une seule fois dans ses allocutions de jeudi et de samedi, le pasteur suprême ne parle de pureté, de virginité, de chasteté, comme les moyens surs et efficaces pour bien se préparer au mariage et rester fidèles. Pas une seule fois, il n’exhorte les pasteurs à rappeler,  à ces jeunes, et au moins jeunes, qu’il est un devoir chrétien de respecter tous les commandements de Dieu donc le 6e : « Tu ne feras pas d’impureté »  et  le 9e : « Tu ne désireras pas la femme d’autrui », que le respect de la virginité et de la pureté sont des gages de fidélité future, la chasteté des gages de fidélité dans le mariage, pour tenir la fidélité, envers et contre tout. Que le concubinage est un péché mortel qui nous coupe de cette grâce de Dieu. N’est-ce pas le rôle du pasteur, du curé, du prêtre à qui les âmes se confient et cherchent secours, de rappeler ces Vérités immuables de la foi catholique, avec bienveillance certainement, patience toujours, mais fermeté aussi ? 
Mais croit-il encore, Jorge Maria Bergoglio, l’ami tolérant des homosexuels qu’il reçoit et embrasse, des « divorcés-remariés » à qui il donne l’absolution pour continuer sur leur chemin d’adultère, des trans à qui il lave les pieds et de tous les autres, au péché mortel d’impureté qui jette les âmes en enfer? Au péché mortel tout court. On peut réellement se le demander…
Francesca de Villasmundo