Hillary Clinton semble désormais avoir une bonne longueur d'avance sur Donald Trump dans la course à la Maison Blanche. Selon une synthèse de sondages réalisée par la chaîne CNN, la candidate
démocrate compte dix points d'avance, avec 45% des intentions de vote, contre 35% pour le magnat de l'immobilier
Mais Donald Trump ne s'avoue évidemment pas vaincu. Il a engagé son opération de reconquête ce lundi 8 août, et doit prononcer dans la soirée à Detroit un discours dans lequel il va détailler son programme économique. Pour donner de la crédibilité à son plan, Donald Trump a battu le rappel de ses soutiens du monde des affaires, avec de grands noms comme le célèbre financier John Paulson ou encore Harold Hamm, le patron de la compagnie pétrolière Continental Resources.
Clinton ralliée par la Silicon Valley
Des ralliements qui font toutefois pâle figure face au nombre de poids lourd qui ont pris le parti d'Hillary Clinton. Le magazine suisse Bilan a en effet recensé les soutiens des deux candidats à l'élection présidentielle. Et la balance penche clairement en faveur de la première femme à pouvoir espérer s'installer dans le bureau ovale de la Maison Blanche.
La Silicon Valley, par exemple, a clairement choisi son camp. Tim Cook (Apple), Sheryl Sandberg (Facebook) Eric Schmidt et Ruth Porat (Google), Mark Pincus (patron de Zynga, connu pour le jeu en ligne Farmville), Reed Hastings (Netflix), Reid Hoffman (LinkedIn), Brian Chesky (AirBnB)… La liste est longue comme le bras. D'autant qu'elle comporte également Meg Whitman  (Hewlett Packard), habituel soutien des Républicains, mais qui n'apprécie pas du tout le positionnement idéologique de Donald Trump. Ce dernier, relève Bilan, ne compte qu'un seul vrai poids lourd; l'excentrique investisseur Peter Thiel, cofondateur de Paypal, et actuellement membre du conseil d'administration de Facebook.
Les Nobel et Wall Street
Du côté de Wall Street aussi il n'y a pas photo. Si Donald Trump compte, outre John Paulson le célèbre investisseur activiste Carl Icahn, qui a récemment retiré ses billes d'Apple, Hillary Clinton peut, elle, dérouler une longue liste, qui comporte notamment Hamilton James, numéro 2 de Blackstone, l'un des plus grands fonds d'investissement au monde, et, surtout, Warren Buffett, qui n'a pas de mots assez durs pour disqualifier Donald Trump. 
Même chose du côté des économistes où Hillary Clinton peut compter sur le soutien de deux prix Nobel en la personne de Joseph Stiglitz et Paul Krugman.
Finalement, Bilan souligne que les soutiens économiques de Donald Trump se trouvent avant tout dans deux secteurs: le sport-business et les casinos. Le magnat du jeu, Sheldon Adelson, à la tête d'une fortune de 28 milliards de dollars, soutient ainsi son rival. Il en est de même pour Bernie Ecclestone, propriétaire des droits de la Formule 1, ou encore de Linda McMahon, femme de Vincent McMahon, le président de la WWE, la puissante fédération américaine du catch.
par BFMNews