6 heureux placements de Bill Gates

Pépère, Bill Gates ? Ce n’est pas vraiment le qualificatif qui vient à l’esprit quand on pense au fondateur de Microsoft. L’entrepreneur américain n’a pas seulement fondé le géant de l’informatique. Il s’implique aussi
aujourd’hui, via sa fondation, dans des combats philanthropiques comme l’éradication du paludisme et la fin de l’analphabétisme. Cette intrépidité tranche avec le conservatisme qui prévaut dans la gestion de ses finances. Car sa fortune colossale, près de 88 milliards de dollars à l’heure actuelle, selon Bloomberg, repose en grande partie sur des placements à long terme dans des valeurs sûres mais pas très glamours. Il faut y voir le résultat de la prudence de son homme de confiance, Michael Larson, à qui il a confié son portefeuille, en 1994, via le fonds Cascade Investment. Rendement : en moyenne 1% de mieux que l’indice S&P 500. Revue inattendue des quelques pépites qui contribuent à faire de Bill Gates l’homme le plus riche du monde, au coude-à-coude avec l’Espagnol Amancio Ortega, fondateur du groupe Zara.Source


01 - Waste Management
  • Secteur : déchets ménagers
  • Part de son portefeuille : 7,3%
  • Variation du cours depuis le 1/1/16 : +16,3%

Le profil du fondateur de Waste Management, leader américain du ramassage des ordures ménagères, a tout pour plaire au créateur de Microsoft. Issu d'une famille modeste de l'Illinois, Wayne Huizenga est un self-made-man pur jus qui a gagné son premier milliard de dollars dans les déchets avant de se diversifier dans des activités plus « nobles » : location de vidéos (Blockbuster, disparu en 2013), sport (la franchise de football américain Miami Dolphins), concessions automobiles. Bill Gates lui fait d'ailleurs également confiance dans ce dernier domaine : il détiendrait 15% du capital de son réseau AutoNation. Même si Wayne Huizenga n'est pas aussi riche que Gates, loin de là, il a, à 78 ans, accumulé 2,6 milliards de dollars de fortune personnelle. De quoi goûter une vieillesse dorée.

02 - Canadian National Railway
  • Secteur : fret ferroviaire
  • Part de son portefeuille : 6%
  • Variation du cours depuis le 1/1/16 : +5,2%

En piètre condition financière jusqu'à sa privatisation en 1995, le mastodonte canadien s'est relancé en taillant dans ses effectifs pléthoriques, en se concentrant sur les lignes à fort trafic et en grignotant du terrain de l'autre côté de la frontière, dans une quinzaine d'États américains. Désormais leader du transport ferroviaire national, la société quasi centenaire (elle a formellement été fondée en 1919) est devenue le chouchou des marchés depuis la déréglementation du rail. Son activité est soutenue par une demande globalement stable pour l'expédition de produits forestiers, chimiques et agricoles et elle a la chance de ne pas être concurrencée par des rivaux trop sérieux. Sa capitalisation boursière a été multipliée par 25 depuis 1995.

03 - Caterpillar
  • Secteur : engins de chantier
  • Part de son portefeuille : 5,1%
  • Variation du cours depuis le 1/1/16 : +14,7%

Solide, le géant de Peoria dans l'Illinois (112 000 employés) l'a toujours été depuis ses débuts, en 1925. C'est même sa marque de fabrique. À l'origine, c'est pour améliorer l'assise des tracteurs que deux Américains, Benjamin Holt et Daniel Best, remplacent les
roues par des morceaux de bois reliés à une chaîne, augmentant ainsi leur surface de contact au sol. L'entreprise a pris le nom de Caterpillar (chenille) en raison de l'oscillation résultant de cet attelage inédit. La 59e entreprise américaine est un géant mondial, dont 60% du chiffre d'affaires est réalisé hors Amérique du Nord. Son réseau de 175 concessionnaires indépendants reste deux fois plus étoffé que celui de son principal rival, le japonais Komatsu. De quoi absorber des chocs comme le ralentissement de la croissance en Chine
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