Après le départ du Français Sofrepost, l’opérateur postal public Campost revoit les grilles de salaire des cadres

Après le départ du Français Sofrepost, l’opérateur postal public Campost revoit les grilles de salaire des cadres
C’est désormais officiel ! Les salariés de la Cameroon Postal Services (Campost) ont eu des soucis salariaux durant les mois de juillet et d’août derniers. C’est du moins ce que révèle un communiqué officiel ayant
sanctionné un Conseil d’administration de cette entreprise publique tenu les 30 et 31 août derniers à Yaoundé, la capitale du Cameroun.
Ce document officiel révèle, en effet, que le Conseil a «instruit le  Directeur général de payer le complément de salaire du mois de juillet 2016, ainsi que les salaires des mois d’août et de septembre sur la base de la convention d’entreprise de Campost de 2014, du reste dénoncée». Selon nos sources, le nouveau DG de Campost, Inspecteur d’Etat dans le civil, a, dès son arrivée à la tête de cette entreprise, trouvé exorbitants les salaires pratiqués par le management français de Campost, lesquelles rémunérations, selon lui, n’obéissent ni aux lois et règlements régissant les entreprises publiques au Cameroun, ni au statut de Campost. Autant de pratiques qui, a soutenu le DG devant le Conseil, ont contribué à rendre «insoutenables les charges de personnel».
Une analyse à laquelle a adhéré le Conseil d’administration. En effet, bien qu’ayant autorisé que cette grille salariale à problèmes soit respectée jusqu’en septembre 2016, cet organe social de Campost a dénoncé ladite grille et a adopté une nouvelle grille salariale et autres avantages du personnel, qui seront applicables dès le mois d’octobre 2016, souligne le communiqué sus-mentionné.
En même temps que la nouvelle grille salariale et les avantages qui seront certainement inférieurs à ceux pratiqués auparavant, apprend-on, le Conseil d’administration de Campost a également décidé de réviser «à la baisse les allocations du Directeur général et du Directeur général adjoint». Un audit des ressources humaines de l’entreprise a également été prescrit.
Pour rappel, avant la nomination de Pierre Kaldadak au poste de DG en juillet 2016, Campost était dirigée par une équipe de la Sofrepost depuis 2010, dans le cadre d’un contrat d’assistance technique signé entre cette entreprise française et le gouvernement camerounais.
Avant Sofrepost, c’est le cabinet canadien Tecsult International Ltd qui avait présidé aux destinées de la Campost entre 2007 et 2009, dans le cadre d’un contrat similaire ; lequel s’était malheureusement soldé par un trou de caisse de 2 milliards de francs Cfa.
Brice R. Mbodiam
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