Bien gérer la montée en régime des premiers mois de son activité

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Le lancement d’une activité est une étape difficile, mais la gestion des premiers mois et de la montée en régime de l’entreprise l’est tout autant, avec certains pièges à anticiper. Quels sont les clés pour survivre à
cette étape ?

Ne pas être victime de son succès

Le lancement d’une activité fait souvent l’objet d’une attention toute particulière, car vous mettez en pratique le travail que vous avez préparé de longue date. Cette étape est primordiale pour pouvoir donner de bonnes bases à son entreprise et réussir à s’implanter en devenant rapidement un acteur performant sur son marché. Mais passé l’écueil des débuts, la montée en régime de l’activité n’est pas forcément un moment qui aura été anticipé, alors qu’il demeure important pour répondre à de nouvelles problématiques.
L’étude de marché que l’on effectue en amont de la création de son activité permet généralement d’avoir une idée précise sur la viabilité de son projet. Toutefois, ce travail ne permet que très difficilement d’évaluer le potentiel de croissance, qui peut dès lors, connaître une évolution très rapide, et pas forcément anticipée.
Croire que ce phénomène est rare et un faux problème serait une erreur. De nombreuses entreprises connaissent une évolution très importante après six mois d’existence, après avoir trouvé sa place dans un marché, et avec une vitesse accrue lorsque l’on parvient à occuper une niche jusqu’à présent peu ou mal occupée.
Si tout nouvel entrepreneur souhaite bien entendu être confronté à ce “problème de riche”, cela implique de pouvoir disposer d’une capacité d’adaptation très forte. Les soucis peuvent provenir d’un flux de commandes difficiles à assumer, sur le plan humain, avec une main d’œuvre insuffisante, sur le plan matériel ou encore financier, avec une trésorerie qui pourrait ne pas suivre, notamment dans le cas où l’activité implique de faire l’avance d’une partie des coûts.

Anticiper les échéances financières

Pour les entrepreneurs novices, la jungle que constituent les taxes et impôts en tous genres qui ne tarderont pas à poindre au bout de quelques mois doit faire l’objet d’une préparation. En fonction du statut de l’entreprise, il conviendra de s’approprier les principes de base régissant la fiscalité des entreprises, ainsi que les implications comptables qui en résultent. On peut par exemple citer l’imposition sur les bénéfices, la détermination du bénéfice imposable (bénéfice réel pour les commerçants ou les artisans (BIC), déclaration contrôlée pour les professions libérales (BNC) ou régime des micro-entreprises) ou la TVA. La maîtrise de ces éléments est un impératif pour l’entrepreneur, qui doit connaître la fiscalité avant d’y être brutalement confronté dans les premiers mois de l’activité.

Une gestion rigoureuse impérative

La proportion d’entreprises ne parvenant pas à survivre aux premiers mois d’activité est importante, et l’explication de ses défaillances a pour origine deux raisons principales.
La croissance rapide peut impliquer des modifications difficiles à assumer sur le plan financier. Trésorerie défaillante, stocks trop importants, délais de paiements élargis, problème de paiements des clients, dépendance à un seul gros client… Autant de points qui peuvent tout simplement menacer l’existence même de l’entreprise. L’autre aspect qui doit faire l’objet d’une gestion précise concerne la part des frais fixes dans le fonctionnement de la société. En effet, une mauvaise évaluation à ce niveau, pouvant provenir d’une grille de prix mal calibrée ou de frais généraux trop importants par rapport au chiffre d’affaires sera nuisible pour la pérennité de l’activité.
Définir des prix avec des marges en adéquation avec les besoins de l’entreprise, respecter sa politique commerciale, évaluer les frais fixes méticuleusement : voilà les règles de gestion à suivre scrupuleusement.
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