À Paris, des milliers de Gabonais célèbrent la fin de mandat d’Ali Bongo. Avec une telle popularité de soutien à Jean Ping. il n'a plus droit à l'erreur (vidéos)

Des milliers de ressortissants gabonais résidant en France ont manifesté, pour la 7e semaine consécutive, ce samedi 15 octobre 2016 à Paris suite à la réélection contestée d’Ali Bongo. Après un rassemblement sur le
parvis des droits de l’homme au Trocadéro, les manifestants se sont dirigés vers l’ambassade du Gabon à Paris (16e arrondissement). Sous escorte policière, ils ont manifesté leur opposition aux résultats du vote de mercredi dernier et réclamé la « reconnaissance de l’élection démocratique » de l’opposant Jean Ping
La résistance contre Ali Bongo s’intensifie de plus en plus auprès de la diaspora gabonaise, ils étaient plusieurs milliers à marcher à Paris pour dénoncer la victoire d’Ali Bongo à la dernière présidentielle du 27 août dernier et ainsi soutenir selon eux, le président « élu » Jean Ping.
Accompagnés de quelques leaders venus tout droit de Libreville, la manifestation devant l’ambassade du Gabon à Paris aura été ponctuée par une déclaration par visio-conférence de Jean Ping, mais aussi de la prestation d’artistes tels que Movaizhaleine ou encore Koba qui a gratifié l’assistance de son titre « Odjuku« , devenue l’hymne des partisans de Jean.
À quelque semaine de la dernière élection présidentielle, le candidat unique de l’opposition Jean Ping continue de dénoncer « des institutions factices, dépourvues de toute légitimité. Des institutions en dissidence avec les bénéfices du progrès démocratique attendu par tous les peuples dans le monde. Des institutions décriées et méprisées par le peuple gabonais et qui ne suscitent plus aucun respect dans aucune instance internationale ». S’appuyant sur la logique de cause à effet, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine a martelé que, faute de confiance, la crise économique, dans un climat anxiogène, prend un ton particulier au Gabon. « L’investissement étranger fuit, la production des richesses se replie, les indicateurs sociaux poursuivent leur folle dégradation, révélant leurs cortèges de chômage, d’inégalités et d’exclusions », a-t-il martelé, toute en invitant la diaspora gabonaise à «« poursuivre le combat »
Source: afriquereview.com