Cameroun-Dja et Lobo: Pourquoi paul Biya a viré le Préfet? «il est souvent arrivé qu’il compare Sangmélima à Garoua. Il a déjà dit, et des bandes sonores existent, que Paul Biya n’a pas pu construire sa ville natale en 33 ans de pouvoir, contrairement à Ahidjo qui l’a fait avec Garoua».

DJA ET LOBO: POURQUOI PAUL BIYA A VIRE LE PRÉFET
Bernard Marie Mba a multiplié les frasques et maladresses, en plus d’un zèle important.
Les auditeurs du journal parlé de 20 heures de la CRTV radio, du 29 septembre 2016, ont été surpris par la nouvelle. La lecture d’un décret présidentiel signé le même jeudi, qui limoge Bernard Marie Mba de ses fonctions de Préfet du Dja et Lobo, Département d’origine de Paul Biya, dans la Région du Sud.
Cette décision prise alors que le Chef de l’État n’a pas toujours regagné le pays après la 71e Assemblée Générale des Nations Unies sonne comme une sanction pour l’ex-chef de terre et une réjouissance pour les populations du Dja et Lobo. Les raisons dudit limogeage:
Bernard Marie Mba a en effet multiplié les frasques et les maladresses. L’une de ses dernières sorties remonte au 12 septembre dernier. Selon une source journalistique à Sangmélima, le Préfet «a eu un problème avec un journaliste. le nommé Daniel MEDJO ZILI Administrateur Provisoir de la Radio Colombe FM et Président de la Section OJRDPC DJA ET LOBO 1. Il l'a fait arrêter par le commandant de compagnie qui a par la suite demandé le motif de son arrestation, ce que le Préfet n’a pas pu donner. Le Commandant l’a relaxé; Le préfet a par la suite saisi le commissaire spécial pour qu’il arrête le même gars; le commissaire a également demandé le motif qu’il n’a pas produit. Celui-ci a refusé d’arrêter le journaliste.
Furieuse, l’autorité administrative aurait alors fait une déclaration grave: «Il s’est assis sur une chaise devant ses services et brayait que, puisque plus personne ne respecte ses ordres, il ne tiendrait plus de réunion d’état-major de sécurité», rapporte un témoin de la scène. Au meme moment, l'insécurité est au plus haut dégré dans son Département. Braquage des bureaux administratifs, viols et meurtres. Jamais le département n'avait connu une telle insécurité. Les malheurs du Journaliste en question, de la radio Colombe FM, seraient partis de ses révélations sur «les exactions et les dérapages du Préfet dans sa gouvernance». Toute chose qui a déplu au désormais ex-chef de terre.
Ce n’est pas tout, souligne notre confrère. «Bernard Marie Mbah est régulièrement cité dans des frasques et maladresses. Lui, dont on dit qu’il avait déjà ordonné en vain aux responsables de la radio communautaire Combe FM de ne plus diffuser les communiqués du RDPC, le parti au pouvoir; lors des opérations de renouvellement des organes du parti de Paul Biya». Il ne se cachait pas d'ailleurs d'être un Marafiste.
À en croire un autre journaliste , «il est souvent arrivé qu’il compare Sangmélima à Garoua. Il a déjà dit, et des bandes sonores existent, que Paul Biya n’a pas pu construire sa ville natale en 33 ans de pouvoir, contrairement à Ahidjo qui l’a fait avec Garoua». Des sources concordantes rapportent aussi que le Préfet étaient en désaccord total avec le Sous préfet de Sangmélima, le Maire André Noel ESSIAN et les toutes les autres autorités administratives.
En plus, en décembre 2015, rapportait la presse, le Préfet «s’était déjà illustré par des actes relevant de la rébellion. Lors d’un conseil municipal tenu le 30 décembre 2015. Las d’attendre le Préfet pour l’ouverture des travaux, les autorités municipales vont lancer la session. À la surprise générale, c’est au moment de l’exécution de l’hymne national que le Préfet débarque et ordonne de tout interrompre».
Il est remplacé par est remplacé par David Koulbout Haman, jusque-là, préfet de la Mémé (Sud-Ouest)
Bruno Bidjang