Cameroun - Opération épervier: Un mandat d’arrêt international lancé contre Essimi Menye, ancien Ministre des Finances


Réfugié du côté des États-Unis d’Amérique, «le fugitif» pourrait dans les tout prochains jours répondre des crimes qui pèsent sur sa personne devant les juridictions compétentes.
L’information semble encore inconnue de la plupart des analystes et observateurs de la scène politique camerounaise. En effet, selon des sources bien introduites, un mandat d’arrêt international a été lancé par la justice camerounaise contre  Essimi Menye, ancien Ministre des Finances, actuellement en fuite aux États-Unis d’Amérique, révèle l’hebdomadaire L’Anecdote du lundi 10 octobre 2016. Selon la même source, le mandat lancé ne concerne que quelques-uns des crimes contre cet ancien ministre, spécialement en ce qui concerne le scandale de la Société camerounaise de Tabac (SCT) et les milliards de FCFA de la Banque atlantique.
En effet, alors qu’il était Ministre des Finances, Essimi Menye avait en charge de la relance de la SCT. Malheureusement, au lieu d’assister à un redécollage de cette entreprise, l’ancien Ministre va réussir à convaincre la hiérarchie d’entreprendre la liquidation de celle-ci. Il aura donc par la suite donné des injonctions  au liquidateur de la SCT de vendre la société à l’un de ses proches pour un montant de 50 millions de FCFA, rapporte le journal. C’est ainsi qu’il continuera à injecter, sous le couvert de l’État, d’importante somme d’argent à travers des pirouettes financières, en violation de la loi du 22 décembre 1999.
À cette histoire vient s’ajouter celle de la Banque Atlantique. Essimi Menye est alors Ministre des Finances en 2008. Il procèdera avec une autre banque camerounaise à la signature d’un protocole d’accord pour le transfert de plus de 9 milliards de FCFA pour le compte d’Amity Bank, sans en avoir consulté les actionnaires, souligne le journal. Des témoins soutiennent que la transaction s’est déroulée, certes, mais au mépris des droits des actionnaires. Ce qui a poussé ces derniers à saisir la justice de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale.
Le prévenu en fuite  qui fait l’objet de ce mandat d’arrêt international s’expose désormais à une arrestation par la police du pays dans lequel il se trouve.
Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net