CAMEROUN:Dieudonné ESSOMBA "VOUS N’ETES QU’AU DEBUT DE VOTRE MISERABLE DESTIN !"

 
Camerounais, ce que vous avez vécu vendredi, hier n’est que la situation normale de ce que sera votre pays dans un terme qui n’est plus loin. Quelle incroyable idée de croire qu’on peut se développer en important
tout ! Les maigres devises qui auraient dû servir à entretenir l’appareil productif (routes, chemins de fer, etc.) sont dilapidées dans le champagne, les grosses limousines, les missions à l’étranger, mais aussi la friperie, le riz thaïlandais, les balais et les cartables scolaires !
Conséquence : il n’y a plus rien pour investir et le Cameroun a basculé dans une économie-fiction dont ces événements ne sont que des coups de semonce!
Pas d’emploi, pas de revenu, un déficit commercial abyssal qui plombe le niveau de vie, assèche la liquidité et exerce une formidable pression sur le surendettement.
Et maintenant, la négociation subreptice d’un autre plan d’ajustement structurel !
Vous êtes tous coupables ! Un pharaon valétudinaire et impotent au sommet de l’Etat, un Gouvernement de clowns et de frimeurs, une société civile futile, une opposition paillote, un peuple fragmenté en peuplades primitives !
Quel peuple au monde aurait pu accepter sans réagir violemment que des politiques économiques totalement schizophrènes paralysent le pays en l’inondant de cure-dents, de sacs scolaires, de balais, sans compter toutes les immondices venant du monde ? Les Camerounais mangent le riz réservé au bétail de Thaïlande ! Je ne parle pas du mode de vie de la vermine qui nous sert d’élite ! Quel peuple aurait pu accepter qu’on arrache les impôts de leurs menuisiers pour aller acheter les chaises en Chine, détruisant le système productif local et sevrant le pays des maigres ressources extérieures qui lui auraient permis d’entretenir les quelques infrastructures qui survivent cahincaha ?
Les Camerounais parlent de quoi là ? Ils se plaignent déjà ? Sur un petit déraillement qui n’a fait que quelques dizaines de morts ? Sur une route qui ne s’est effondrée que pour quelques jours ? Mais ce n’est que l’entrée en matière du cauchemar ! Vous n’avez encore rien vu !
Dieudonné ESSOMBA
Président de l’Ecole Africaine de l’Economie Contemporaine
(INSTITUT TCHUNDJANG)