Election américaine 2016 - Le roi du porno offre un million de dollars à qui lui fournirait avant le scrutin présidentiel des enregistrements compromettants de Trump

Le Parisien: La candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump, le 15 octobre 2016 à Portsmouth, dans le New Hampshire
Le fondateur du magazine pornographique Hustler, Larry Flynt, a offert ce lundi jusqu'à un million de dollars à qui lui fournirait avant le scrutin présidentiel des enregistrements de Donald Trump tenant des propos
« dégradants » ou ayant un comportement « illégal ».

Après qu'une vidéo datant de 2005 où Donald Trump se vante en termes vulgaires et dégradants de comportements pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel a fait surface, la pression monte pour la diffusion d'autres cassettes, notamment provenant de l'émission de téléréalité dont il était la vedette « The Apprentice ».

« Mettre à nu ces hypocrites »


« J'ai toujours célébré les femmes. Les femmes de toutes formes et tailles. Traiter une femme comme Donald Trump l'a fait est à la fois décevant et incroyable, particulièrement de la part de quelqu'un qui veut être président », déclare le toujours provocateur éditeur et homme d'affaires américain, cité dans un communiqué.

Il se dit « atterré par l'hypocrisie de nos élus qui veulent dicter aux Américains comment ils doivent vivre leur vie pendant que, derrière des portes closes, eux-mêmes se livrent aux activités qu'ils condamnent publiquement ».  Le candidat républicain à la présidentielle américaine « affirme que 'personne n'a plus de respect pour les femmes que' lui malgré toutes les preuves du contraire et Larry Flynt s'est donné pour mission de mettre à nu ces hypocrites », poursuit le communiqué.
 

Liberté d'expression comme cheval de bataille


Larry Flynt rappelle avoir déjà fait une telle offre en 2007 pour obtenir des documents prouvant des liaisons sexuelles illégitimes d'un « membre proéminent de la fonction publique » et en 1998 pendant le procès pour destitution du président Bill Clinton, en pleine affaire Monica Lewinsky.

Agé de 73 ans et handicapé depuis qu'il a été victime d'une tentative de meurtre en 1978, Larry Flynt --dont le magazine Hustler a fêté ses 40 ans il y a deux ans-- a fait de la défense de la liberté d'expression son cheval de bataille. Tout au long de sa carrière, il a été poursuivi pour pornographie, outrage au drapeau américain, refus de révéler ses sources, diffamation et même « détresse émotionnelle ». Le film « Larry Flynt » (1996), réalisé par Milos Forman,retrace son parcours.
 

Il aurait qualifié une actrice d'handicapée mentale


Dans les cassettes non rendues public, le magnat de l'immobilier pourrait y tenir d'autres propos insultants ce qui pourrait le mettre davantage en difficulté et creuser son retard dans les sondages face à sa rivale démocrate Hillary Clinton, à trois semaines seulement de l'élection.

Le magazine People et le site d'informations The Daily Beast ont notamment écrit que Trump aurait traité l'actrice Marlee Matlin, qui est sourde, d'« handicapée mentale ». La comédienne oscarisée a réagi à ces allégations en qualifiant le terme d'« odieux » et en affirmant qu'«en tant que personne sourde, femme, mère, épouse, actrice, (elle va) utiliser sa voix pour aller voter» le 8 novembre.
La Maison Blanche raille Trump qui « renifle » et veut un contrôle anti-dopage

La Maison Blanche a laissé entendre ce lundi que le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis Donald Trump n'était pas forcément le mieux placé pour réclamer des analyses anti-dopage avant le prochain débat face à sa rivale démocrate Hillary Clinton.

Le porte-parole de l'exécutif Josh Earnest a été interrogé au sujet de l'affirmation controversée du milliardaire, selon laquelle sa rivale était « remontée à bloc » grâce à des produits dopants lors de leur deuxième débat.

« Vous me dites que le candidat qui a reniflé tout au long des deux premiers débats accuse l'autre candidat de se droguer ? », a répondu Josh  Earnest d'un ton acéré, en allusion aux reniflements répétés et particulièrement audibles de Donald Trump lors des débats des 26 septembre et 9 octobre. Il a précisé qu'il faisait de l'humour.