Investir au Cameroun-Les investisseurs locaux et équato-guinéen superstars de l’emprunt obligataire de 150 milliards de FCfa de l’Etat camerounais

Les investisseurs locaux et équato-guinéen superstars de l’emprunt obligataire de 150 milliards de FCfa de l’Etat camerounais
Sur les 647 souscripteurs ayant répondu favorablement à l’appel public à l’épargne que vient de réussir l’Etat du Cameroun, en mobilisant finalement 165 milliards de FCfa au lieu des 150 initialement recherchés, 638 sont
basés au Cameroun. Ce qui représente plus de 95% des souscriptions enregistrées, apprend-on officiellement.
Par ailleurs, la répartition géographique des souscripteurs à l’emprunt obligataire «Ecmr 5,5% net 2016-2021» du Cameroun révèle que deux souscriptions sont venues de la République du Congo et une du Gabon. Idem pour la Côte d’Ivoire, de la France, du Japon, des Etats-Unis, de l’Ethiopie et de la Guinée équatoriale. Avec la particularité que l’unique investisseur équato-guinéen a injecté une enveloppe de 8 milliards de francs Cfa dans cette opération, précise-t-on officiellement.
Grâce à ce dernier emprunt obligataire, et en dépit de la prouesse de l’investisseur équato-guinéen sus-mentionné, le Cameroun, qui revendique 40% du tissu industriel de la zone Cemac, confirme ainsi son statut de principale place financière de cet espace communautaire qui compte six Etats (le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad).
De ce point de vue, l’on se souvient qu’en décembre 2013, l’emprunt obligataire «Etat du Tchad 6% 2013-2018» avait déjà été souscrit par les investisseurs du Cameroun à hauteur de 58,3 milliards de francs Cfa, ce qui représente près de 70% des 85 milliards de francs Cfa alors recherchés par le pays d’Idriss Déby. En 2011, le premier emprunt obligataire de l’Etat du Tchad, d’un montant total de 100 milliards de francs Cfa, avait lui aussi été souscrit à plus de 50% par les investisseurs camerounais.
Dans le même temps, soulignent des sources autorisées à la direction générale du Trésor du ministère camerounais des Finances, 85% des souscriptions aux titres publics émis par les Etats de la Cemac sur le marché de la banque centrale (BEAC), sont le fait des institutions et des opérateurs économiques du Cameroun.
Brice R. Mbodiam
Investir au Cameroun