Tout savoir sur le clitoris

Je parle depuis tant d’années de sexualité et je suis toujours aussi étonnée de constater que les femmes ne connaissent pas mieux le trésor qu’elles ont entre leurs cuisses (pour parodier
Jacques BREL dont je suis fan) que les hommes.
Il y a ceux qui pensent qu’il n’est pas si utile pour le plaisir féminin, ceux qui croient qu’il suffit de l’astiquer pour envoyer leur partenaire au septième ciel, ceux qui le respectent tout en ignorant encore son anatomie exacte et enfin ceux, les moins nombreux, qui l’ont découvert et qui le respectent. Rendons d’abord hommage à Odile BUISSON : cette gynécologue qui fut la première à oser faire des clichés par IRM de ce fameux petit organe, petit par la taille mais grand par sa sensibilité. Il comporte tout de même 8000 terminaisons nerveuses tandis que le gland en a 3000 ! De quoi nous mettre les nerfs à vif, femelles que nous sommes ! 
Pour vous aider à mieux comprendre l’anatomie du clitoris, je vous propose une comparaison avec le pénis qui se montre dans toute sa splendeur. Le gland correspond à peu près à la partie apparente du clitoris. Puis le corps de la verge qui se trouve donc à l’extérieur du pubis tandis que le corps du clitoris se trouve de chaque côté du vagin. Ainsi ce qu’on peut appeler les racines du clitoris sont sous la forme d’un V (comme volupté) et elles enveloppent le vagin. Cette explication anatomique est essentielle pour mieux comprendre qu’il n’y a pas d’un côté le clitoris et de l’autre le vagin. 
“C’est délicat, cela demande du doigté si j’ose dire”
C’est comme si je vous disais qu’il y a le gland certes plus sensible et de l’autre le corps de la verge. Il ne nous viendrait pas à l’idée de faire une fellation en ignorant l’un ou l’autre. Et bien c’est un peu pareil en ce qui concerne le clitoris et le vagin. C’est pourquoi j’invite toujours à s’occuper de sa partenaire en introduisant un doigt, un pénis ou même un jouet dans le vagin quand la langue titille le clitoris. C’est délicat, cela demande du doigté si j’ose dire mais c’est la manière la plus efficace de réveiller en profondeur les sensations de la belle. Autre détail qui a son importance, le clitoris est protégé par un chapeau appelé capuchon. Tout simplement parce qu’il est si délicat. Imaginez sans cette protection, nous serions toujours des femelles en chaleur car le moindre contact nous rendrait hystériques. 
Y aurait-il un mode d’emploi pour bien faire un cunnilingus ? Non, chaque femme a son mode d’emploi particulier mais il y a tout de même quelques conseils qui s’avèrent assez universels. Commencez d’abord par les zones périphériques, évitez d’aller droit au but, le sexe n’est pas un match de foot. Concentrez-vous sur ce que vous faites et ressentez. Votre langue ou vos doigts sont vos messagers bien plus que les paroles que vous pourriez échanger et qui déconcentrent. Changez de rythme allez lentement, doucement, plutôt en mouvements circulaires appuyez, relâchez. Et au moment crucial, soyez précis mais plutôt moins rapide et moins fort. 
“En fait, il y aurait moins de 5 % de femmes qui sont vraiment hostiles au cunni”
Enfin, il existe certaines femmes qui n’aiment pas le cunni mais vérifiez toujours si ce n’est pas dû à des croyances, des inhibitions ou de mauvaises expériences. En fait, il y aurait moins de 5 % de femmes qui sont vraiment hostiles au cunni. Soit parce qu’elles sont totalement hostiles au sexe ou alors totalement adeptes du coït. Quoiqu’il en soit, la pratique est nécessaire pour s’améliorer, néanmoins, si vous avez envie de potasser le sujet, je vous propose trois ouvrages de référence sur le sujet : 
 - Elle d’abord de Ian KERNER aux éditions presse livres 
- La caresse de Vénus de Gérard LELEU aux éditions LEDUC-S 
- Osez le cunnilingus de Coralie TRINH THI aux éditions La MUSARDINE
Brigitte Lahaie
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