Au Cameroun, la pression fiscale sur les moyennes entreprises atteint 57,7% de leur résultat commercial, selon PwC

Au Cameroun, la pression fiscale sur les moyennes entreprises atteint 57,7% de leur résultat commercial, selon PwC
Le Cameroun fait partie des 10 pays africains où la pression fiscale sur les entreprises de taille moyenne est la plus élevée, révèle le rapport «Paying Taxes 2017» publiée le 17 novembre dernier par le cabinet d'audit et de
conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) et la Banque mondiale.
Selon ce rapport, qui dresse un hit-parade de 53 pays africains en fonction du niveau de pression fiscale exercé sur les entreprises de taille moyenne, le Cameroun est classé 44ème, avec un taux de pression fiscale qui atteint jusqu’à 57,7% du résultat commercial réalisé par lesdites entreprises. Contre 48,8% dans le «Paying Taxes 2016».
Le Cameroun partage ce statut de pays à pression fiscale élevée avec trois autres pays de la zone Cemac. Il s’agit du Tchad (63,5%), de la Guinée équatoriale (79,4%) et de la République centrafricaine (73,3%).
Avec un taux d’imposition qui s’élève à 13,6% seulement du résultat commercial de l’entreprise, le Lesotho est le premier pays sur ce classement, suivi par la Zambie, avec un taux d’imposition total moyen de 18,6%. Viennent ensuite la Namibie (20,7%), l’Ile Maurice (21,8%), le Botswana (25,1%), l’Afrique du Sud (28,8%), le Soudan du Sud (29,1%), les Seychelles (30,1%) et la Sierra Leone (31%).
Ce classement de PricewaterhouseCoopers et de la Banque mondiale prend en compte les impôts annuels et cotisations obligatoires des moyennes entreprises. Il s’agit concrètement de l’imposition des bénéfices, des cotisations et charges sociales supportées par l'employeur, de la taxe foncière, de l'impôt sur la transmission du patrimoine, de l'imposition des dividendes, etc.
Brice R. Mbodiam
Investir au Cameroun