Cameroun: trois attaques en 24 heures et un lourd bilan militaire

Le Cameroun fait face à un regain d'activité terroriste dans la région de l’Extrême-Nord du pays. L'une des incursions a fait six victimes du côté des militaires camerounais. La tension est à nouveau vive dans la région alors que, ces derniers mois, on avait constaté une sorte d'essoufflement de la secte jihadiste Boko Haram.

L’attaque la plus meurtrière a eu lieu vers 22h dans la nuit de lundi à mardi sur une position de la Force multinationale mixte (FMM) sur l’île de Darak au sommet du lac Tchad. Elle a fait six morts du côté des forces de défense camerounaises, dont deux officiers et quatre soldats. Un membre du comité de vigilance local a aussi été tué.
C’est l’un des bilans les plus lourds pour le Cameroun en une seule incursion de Boko Haram contre le déclenchement de la guerre contre la secte islamiste en 2014.
Dans la foulée, une jeune kamikaze qui tentait de s’introduire à moto dans le camp de déplacés de la ville de Kolofata a été abattue par des militaires. Sur sa dépouille, plusieurs engins explosifs ont été retrouvés.
Le même jour et dans la même région, des sources militaires ont annoncé une autre tentative d’incursion dans la localité de Ndiguina.
Cette série d’attaques de Boko Haram en 24 heures est venue rappeler que ces jihadistes que des spécialistes disent affaiblis disposent toujours dans cette région de l’Extrême-Nord du Cameroun d’une forte capacité de nuisance.
Par RFI