Catastrophe ferroviaire du 21 octobre : Camrail débloque en urgence une enveloppe destinée aux frais funéraires des victimes

Catastrophe ferroviaire du 21 octobre : Camrail débloque en urgence une enveloppe destinée aux frais funéraires des victimes
Camrail, concessionnaire du chemin de fer camerounais, a annoncé dans un communiqué officiel daté du 7 novembre 2016, le déblocage en urgence d’une enveloppe destinée à accélérer le versement des frais funéraires
aux familles des victimes de la catastrophe ferroviaire survenue le 21 octobre 2016 à Eséka, dans la région du Centre du pays.
Cette décision, apprend-on, découle du constat selon lequel «les procédures d’indemnisation» peuvent «être longues et complexes dans ce type d’accident».
Cependant, précise l’entreprise ferroviaire, «cette enveloppe de 1,5 million de francs Cfa par victime n’est pas une indemnisation pour préjudice, mais une prise en charge des frais d’obsèques des passagers ayant perdu la vie dans ce terrible accident. 45 familles se sont déjà manifestées et ont, à ce jour, perçu cette aide. Nous invitons les autres familles à nous contacter au plus vite, soit en contactant les représentants Camrail dans les hôpitaux, soit auprès des guichets et du numéro vert».
Tout en révélant que «de manière immédiate et complémentaire, des remboursements sont également mis en place pour la perte de biens matériels divers perdus par les passagers lors de l’accident» du 21 octobre dernier, le transporteur ferroviaire camerounais indique que «s’agissant des indemnisations pour les préjudices subis, qui restent la priorité et le sujet le plus important, un accent particulier est mis par Camrail et ses assureurs pour un traitement personnalisé des dommages subis, directement auprès des blessés et de leurs familles».
Pour rappel, le 21 octobre 2016, un train bondé de passagers ayant accouru à la gare ferroviaire de Yaoundé en matinée, après la découverte de l’affaissement de la chaussée sur l’axe routier reliant les deux capitales camerounaises, a déraillé dans la localité d’Eséka, faisant officiellement 79 morts et environ 600 blessés.
Une commission d’enquête mise en place par le président de la République et présidée par le Premier ministre, Philémon Yang, est à pied d’œuvre depuis bientôt deux semaines. Elle a pour mission principale d’établir, dans un délai d’un mois, les véritables causes de cette catastrophe ferroviaire.
BRM
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