Emmanuel Macron l'ancien ministre de l'Économie va démissionner de la fonction publique: sa démission de la fonction publique va lui coûter cher



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Emmanuel Macron va démissionner de son poste d'inspecteur des finances. Un geste qu'il justifie "par souci
de cohérence et d'exemplarité". Et qui va lui coûter 50.000 euros.
L'ancien ministre de l'Économie va démissionner de la fonction publique. "Par souci de cohérence et d'exemplarité", Emmanuel Macron va renoncer à ses fonctions d'inspecteur des finances d'ici la fin du mois de novembre, a-t-il annoncé mercredi dans un entretien à Mediapart. Un geste qui aura des conséquences financières.
"Ça me coûtera de le faire mais je le ferai"
Cette démission, qui apparaît comme un pas de plus vers sa candidature en 2017 -Emmanuel Macron a assuré mener "une aventure qui nécessite une exemplarité au carré"- va lui coûter 50.000 euros. La raison: ancien étudiant de l'École nationale d'administration (ENA), il n'a pas achevé les dix années qu'il devait au service de l'État. Ses différents passages dans le privé, comme à la banque Rothschild ou au sein du gouvernement lorsqu'il était en disponibilité de la fonction publique, ne lui ont permis de totaliser que six années en tant que fonctionnaire. 
"Ça me coûtera de le faire mais je le ferai", a-t-il précisé au site internet d'investigation. Une somme qui n'est pas anodine pour l'ancien banquier. "J'ai gagné de l'argent en banque d'affaires mais je ne suis pas millionnaire," a-t-il ajouté.
Il n'est pas "l'obligé" du président
Lors de cet entretien, Emmanuel Macron a par ailleurs estimé qu'il n'avait "pas trahi" François Hollande avant de démissionner, réaffirmant qu'il n'était pas "l'obligé" du président de la République.
"Est-ce que je l'ai trahi en lui cachant qui j'étais? Dès mon entrée au gouvernement, il savait qui j'étais. Est-ce que j'ai caché mes opinions? À aucun moment", a-t-il déclaré. "La trahison, la déloyauté, aurait été de rester au gouvernement, de jouer l'empêchement de l'intérieur, le cynisme. Je ne l'ai pas fait, j'ai pris des risques."
Pourtant, selon des propos rapportés par Le Monde fin août, François Hollande se serait senti "trahi avec méthode" par Emmanuel Macron, qui a lancé début avril son mouvement En Marche! et peaufine depuis sa stature de candidat à l'élection présidentielle.
"Quel est mon rapport à François Hollande?" a encore interrogé Emmanuel Macron. "Ce n'est pas celui d'un obligé, nous ne sommes pas dans un système féodal", a-t-il ajouté, tout en affirmant avoir "du respect personnel, de l'amitié pour le président de la République, que je ne renie pas".    
"J'ai été entravé dans l'exercice de mes fonctions"
Revenant sur les deux années à son ministère, Emmanuel Macron a admis une "série de désaccords". 
"La deuxième année, j'ai été entravé dans l'exercice de mes fonctions puisque des projets que je portais ont été abandonnés."
"De l'automne 2015 à l'été 2016 s'est jouée une histoire de désaccords successifs", a-t-il poursuivi, évoquant notamment un accrochage avec le Premier ministre après les attentats du 13 novembre ou encore son opposition à la déchéance de nationalité qui l'a vu "hésiter à sortir" du gouvernement. Une décision finalement prise le 30 août.