Etats-Unis: ces ennemis de Trump qui voteront finalement pour lui

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A quatre jours de l'élection présidentielle américaine, les démocrates sont soudés et mènent une campagne coordonnée dans les Etats-clés. Dans le camp républicain, c'est un peu plus compliqué. Les élus
conservateurs dont le poste est en jeu sont obligés de se positionner pour ou contre Donald Trump, et cette décision n'est pas toujours facile à prendre.
Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio
Lorsque pendant la campagne de la primaire, Donald Trump a « exécuté » un à un ses 16 opposants, ne reculant devant aucune insulte, personne n'imaginait que ces hommes pourraient un jour se réconcilier.
On pense notamment au sénateur du Texas Ted Cruz. Le candidat Trump avait été jusqu'à laisser entendre que son père était mêlé à l'assassinat de John F. Kennedy. Il a également tweeté que son épouse Heidi était d'une laideur repoussante.
Mais nous sommes en politique, et il faut penser à l'avenir. Donald Trump se redressant dans les sondages, le sénateur Cruz avale son chapeau. Il a annoncé jeudi qu'il faisait campagne pour le candidat Trump, celui-là même qu'il avait qualifié de « menteur pathologique ».
Retournements de vestes
Idem pour le sénateur Marco Rubio, dont le siège est jeu en Floride et qui va voter pour Donald Trump après avoir mené campagne contre lui pendant la primaire. Ces retournements de situation font les délices des meetings de Barack Obama.
« Marco soutient Donald Trump ! Souvenez-vous qu’au début de l'année, il l’avait qualifié de " dangereux escroc ". Il a tweeté : " Un véritable ami ne vous laisse pas voter pour un escroc. " Manifestement, Marco n’a pas d’amis... »
La famille Bush, en revanche, ne fait pas partie de ces supporters de la dernière heure. Les anciens présidents Bush, père et fils, pourraient voter pour Hillary Clinton d’après des indiscrétions familiales.
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