Le Ghana en deuil après la mort de la reine du royaume Ashanti

Une partie du Ghana est en deuil depuis jeudi 25 novembre après le décès, lundi, de la reine du royaume Ashanti, une figure traditionnelle influente de l'est du pays. Celle qui était aussi la mère du roi des Ashantis avait surtout autorité sur 10 000 «reines mères» disséminées à travers le pays, lesquelles ont la lourde charge de nommer les chefs communautaires.

C'était une petite dame aux cheveux courts, l'épaule nue, enroulée dans un châle. Dans son palais de Kumasi, assise sur le banc des souverains, elle recevait ses sujets, protégée par le feuillage d'un grand arbre, derrière des lunettes rondes un peu trop lourdes pour elle.
La reine des Ashantis a donc disparu « en paix, dans son sommeil », disent ses proches, à l'âge vénérable de 111 ans.
Nana Afia Kobi Serwaa Ampem II avait régné pendant 39 ans sur la nation ashantie, ce royaume fondé au XVIIIe siècle et qui couvre l'essentiel de l'est du Ghana. Une semaine de deuil pour commémorer sa mémoire a commencé jeudi, avec d'abord l'interdiction formelle de faire du bruit ou d'enterrer quiconque sur tout le territoire royal.
Alors que le Ghana est en pleine campagne électorale pour l'élection présidentielle, les principaux candidats, dont le président sortant, sont attendus à son palais de Manhyia, pour lui rendre les honneurs.
Les sages et les chefs traditionnels doivent désormais se réunir pour élire une autre reine. Et tant qu'ils ne l'auront pas fait, les funérailles de Nana Afia Kobi Serwaa Ampem, deuxième du nom, ne pourront pas avoir lieu.
Par RFI