Torture, emails d’Hillary Clinton, climat: les revirements de Trump

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Dans sa deuxième interview depuis son élection accordée cette fois-ci au New York Times et publiée mardi 22 novembre, Donald Trump a fait une série de déclarations qui ne feront sans doute pas plaisir à ses plus
ardents supporteurs. Mais le président élu des Etats-Unis semble montrer un désir de rassurer la moitié des Américains qui n'a pas voté pour lui.
Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet
« Lock her up, lock her up » (« Enfermez-la ») hurlaient les partisans de Donald Trump lors de ses rassemblements au cours desquels il avait traité Hillary Clinton de « malhonnête ». Mais il a déclaré au New York Times qu'il ne poursuivra pas l'enquête sur les emails de sa rivale.
Le changement climatique qu'il avait qualifié « de farce » pourrait bien avoir un lien avec « les activités humaines », a-t-il reconnu par ailleurs.
Le retour à la torture des terroristes, dont le supplice de la baignoire ? Il y renonce après son entretien avec l'ancien général des Marines, James Mattis, qui y est opposé et qui reste l'un des favoris pour le poste de secrétaire à la Défense.
Désaveu du mouvement néo-nazi
Donald Trump a aussi défendu la nomination de Steve Bannon, le chef de la stratégie, assurant qu'il n'était ni raciste, ni d'extrême droite. Il a également désavoué, mais avec un peu de retard, le mouvement néo-nazi qui a tenu une conférence samedi 19 novembre à Washington et qui dit avoir une profonde connexion avec lui.
Le futur président a aussi exprimé le désir de pouvoir faire la paix entre Israël et les Palestiniens. Il pense que Jared Kushner, le mari de sa fille Ivanka qui est juif, pourrait jouer un rôle si les pourparlers de paix reprenaient.
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