Cameroun - Sérail: René Sadi, Beti Assomo, Issa Tchiroma, Mebe Ngo’o, Eyebe Ayissi, Ousmane Mey, Bidoung Mpkatt… boycottent la CONAC


La Commission Nationale Anti-Corruption a cité 11 ministères qui n’ont pas contribué à la réalisation de son Rapport 2015.
La CONAC vient de publier son rapport sur la situation de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2015. En présentant officiellement le document à Yaoundé le 29 décembre 2016, l’institution en charge de la lutte contre la corruption en a profité pour relever les difficultés auxquelles elle a été confrontée dans le cadre de cette étude.
Selon François Anoukaha, vice-président de la CONAC, «malgré la participation de leurs représentants aux ateliers organisés par la CONAC, certaines administrations n’ont pas cru devoir faire parvenir à la CONAC leurs contributions, en dépit de multiples relances téléphoniques», s’est-il insurgé. Dans cette situation se trouvent 11 ministères.
Parmi ceux-ci, des départements de souveraineté à l’instar de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de René Sadi, la Défense de Joseph Beti Assomo, les Finances d’Alamine Ousmane Mey, l’Agriculture et le Développement rural d’Henri Eyebe Ayissi, ou encore les Relations extérieures de Lejeune Mbella Mbella.
La liste complète comprend d’autres ministères tout aussi importants: les Transports d’Edgar Alain Mebe Ngo’o, L’Eau et l’Énergie de Basile Atangana Kouna, les Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières de Jacqueline Koung à Bessiké, les Sports et de l’Éducation physique de Bidoung Mpkatt, les Affaires sociales de Pauline Irène Nguene. Plus surprenant encore, la présence dans ce groupe du ministère de la Communication d’Issa Tchiroma, porte-parole du Gouvernement.
Selon le vice-président de la CONAC, ces administrations avaient pourtant des représentants aux deux ateliers organisés en vue de la rédaction finale du rapport. À la suite de ces ateliers, la CONAC leur avait accordé un délai jusqu’au 5 septembre 2016 pour envoyer leurs différentes contributions. Ce qui n’a jamais été fait, malgré les relances de la CONAC.
En regrettant cette situation, François Anoukaha a tapé du poing sur la table: «La lutte contre la corruption n’est pas facultative. Il s’agit d’un engagement fort du Chef de l’État et par conséquent, les différents segments de la société camerounaise toute entière sont chargés de son implémentation», a martelé le vice-président de la CONAC.
Par Jean-Marie NKOUSSA | Cameroon-Info.Net