Cameroun - Transport aérien: Le Directeur Général de la Camair-Co, Ernest Dikoum, dresse l’état des lieux de la flotte de la compagnie aérienne


Camair-Co a mal à sa flotte. Le Boeing 767 est cloué au sol, les deux 737 sont l’un en Afrique du Sud et l’autre est incapable de décoller, et l’équipage des deux MA60 est actuellement en Chine pour un problème de licence.
Ce n’est pas la grande sérénité au sein de la compagnie aérienne nationale Camair-Co. Même si ses responsables restent ambitieux avec le Plan de relance validé par le Président de la République, Paul Biya, et à mettre en place, la flotte, clé de voute de la compagnie, a du plomb dans l’aile.
Dans une interview accordée lundi à la radio nationale, la CRTV, Ernest Dikoum, Directeur Général de la Camair-Co, dresse l’état des lieux: «Le Boeing 767 est au sol pour des problèmes de carte de navigation. Il y a un 737 qui est en Afrique du Sud et qui devrait revenir dans la flotte à la fin de la semaine prochaine. Pour l’autre 737 qui est au sol, nous allons recevoir les équipements nécessaires pour qu’il revienne en service sûrement vers la fin de la semaine prochaine. Les deux MA60 sont fonctionnels. Seulement, cet équipage est reparti en Chine pour refaire sa licence».
En ce qui concerne ces avions chinois, Cameroon-Info.Net a appris qu’une équipe conjointe Camair-Co-Autorité aéronautique du Cameroun devrait se rendre en Chine dans les prochains jours pour résoudre un différend lié au module de servicing chinois qui ne serait pas conforme aux normes de l’autorité aéronautique camerounaise.
Entretemps, à Camair-Co, l’on fonde beaucoup d’espoir sur le Plan de relance validé par Paul Biya. En effet, le Chef de l’État a autorisé le décaissement des premières tranches de la somme de 60 milliards de FCFA allouée à la mise en œuvre du plan «Boeing». «À la suite de la validation du Plan de relance, il a été demandé que les fonds mobilisés soient mis à disposition. La deuxième étape est qu’il faut que tous les documents nécessaires soient mis à disposition», confie Ernest Dikoum.
En attendant, des mesures en interne ont été prises pour limiter les dépenses. L’immeuble Camair à Bonanjo a été rénové pour accueillir Camair-Co et son personnel. Fini le loyer de 17 millions de FCFA payé tous les mois à Akwa. L’État du Cameroun a par ailleurs transféré à Camair-Co tout le parc immobilier de l’ex-Camair, apprend-on.
Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net