Exclusif: Denis Sassou Nguesso, président du Congo – Donald Trump : la rencontre n’a pas eu lieu

Annoncé hier par la présidence congolaise, le tête-à-tête entre Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville, et Donald Trump, son futur homologue américain, n'a pas eu lieu mardi. Pis, la rencontre n'aurait
jamais été prévue, selon le camp du 45e président des États-Unis.
C’est l’histoire d’un vrai-faux rendez-vous officiel manqué. Récapitulons. Le lundi 26 décembre, le président Denis Sassou Nguesso quitte Brazzaville pour les États-Unis. « Le chef de l’État est accompagné de Jean-Claude Gakosso, son ministre des Affaires étrangères », confirme à Jeune Afrique un membre du cabinet de ce dernier.
Très rapidement, la machine s’emballe. Un communiqué de la présidence congolaise tombe. Il est signé par Firmin Ayessa, ministre d’État et directeur de cabinet du chef de l’État congolais. Le document est ensuite relayé sur les réseaux sociaux par Thierry Moungalla, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville.
Le tweet est repris par plusieurs médias et agences de presseIl s’agirait d’un tête-à-tête entre les deux hommes pour parler de la crise libyenne, Denis Sassou Nguesso étant le président comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye. Tout se tient. En tout cas, jusqu’à ce que l’agence britannique Reuters joigne Hope Hicks, une porte-parole du président élu américain.
Donald Trump n’a pas prévu de rencontrer Sassou
Cette dernière explique alors que Donald Trump n’a pas prévu de réunion avec Denis Sassou Nguesso et qu’aucune rencontre avec un chef d’État étranger ne pouvait de toute façon avoir lieu avant le 20 janvier, date de l’investiture du 45e président des États-Unis.
À Brazzaville, c’est l’incompréhension. Au ministère des Affaires étrangères, l’on assure que « pour l’heure, aucune information fiable n’est disponible, à part le démenti solennel du camp de Trump ». « Nous attendons d’entrer en contact avec le ministre Jean-Claude Gakosso pour savoir ce qui s’est réellement passé. Ce n’est qu’après que nous pourrons communiquer », assure-t-on.
En attendant, sur les réseaux sociaux, chacun y va de son commentaire. Florilège.



Jeune Afrique