RDC:L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Mosengwo, a déclaré "Il est révolu le temps où l'on cherchait à conserver le pouvoir par les armes"

Il a appelé les chrétiens congolais à bannir la violence et à devenir des artisans de la paix.
L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Mosengwo, a déclaré dans son homélie de Noël que le fait de prendre le pouvoir par les armes ne justifie pas qu'on ne puisse le quitter que par les armes

Il a appelé les chrétiens congolais à bannir la violence et à devenir des artisans de la paix.
Dans un message intitulé "lorsque vint la plénitude du temps, Dieu envoya son fils né d'une femme", il invite les chrétiens à respecter la vie de leurs compatriotes et iles acteurs politiques à cultiver la paix
"Le fait de prendre le pouvoir par les armes ne justifie pas qu'on ne puisse le quitter que par les armes. Celui qui respecte la constitution n'a rien à craindre de la justice. Celui dont les droits sont bafoués se sent protégé par la même constitution", indique l'archevêque.
Aux yeux de l'homme d'église, la paix de Noël exclut les assassinats, les tueries, la violence et implique la justice, l'amour, la vérité, sans lesquels on s'expose à des mécontentements, des frustrations, des troubles sinon à des émeutes, contraires à l'harmonie sociale, indispensable à la réconciliation.
Selon lui, ceux qui se rendent coupables de violence rendront compte devant le Seigneur, de la souffrance qu'ils imposent aux autres, en fermant leurs yeux face à la misère du peuple.
" Il est révolu le temps où l'on prenait le pouvoir par les armes ; il est révolu le temps où l'on cherchait à conserver le pouvoir par les armes, en tuant son peuple, ces jeunes qui ne réclament que leurs droits de vivre un peu plus dignement", déclare le cardinal Mosengwo.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a initié des pourparlers entre le pouvoir et l'opposition congolaise depuis le 8 décembre.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a initié des pourparlers entre le pouvoir et l'opposition congolaise depuis le 8 décembre.
La République démocratique du Congo traverse une période d'incertitudes marquée par une flambée de la violence au lendemain de l'expiration du second mandat du président Kabila à qui la constitution interdit de se représenter.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a initié des pourparlers entre le pouvoir et l'opposition congolaise depuis le 8 décembre.
Ce dialogue est qualifié de "dialogue de la dernière chance" par de nombreux observateurs est censé aboutir sur un large consensus sur le processus électoral au moment où le mandat du président Kabila est arrivé à terme.
BBC Afrique