Crise anglophone (Arrestations) : Me Bobga Harmony en fuite aux Etats-Unis pour échapper à la peine de mort

Le président de l’Association des avocats du Nord-Ouest, à en croire des sources de première main, a transité par le Nigeria, afin d’échapper à ces arrestation en cascade d’avocats, de magistrats, de
leaders syndicaux et autres acteurs de la société civile anglophone  par le régime de Yaoundé.  Depuis presque deux semaines, les arrestations à la pelle de plusieurs frondeurs de Buea et de Bamenda par Yaoundé, jettent effroi et terreur parmi les populations. Interpellés dans le cadre des revendications du retour du Cameroun au fédéralisme et/ou à la sécession, plusieurs leaders de ces mouvements, passent au tribunal militaire de Yaoundé cette semaine. Sont notoirement connues, les arrestations de Ayah Paul Abine, magistrat, avocat général près la Cour suprême du Cameroun, Godden Zama, procureur général près la Cour d’appel du Sud-ouest, Me Agbor  Bella, Me Nkongho Agbor,   Dr Fontem Neba, ou encore de l’animateur radio Mancho Bbc.  Toutes ces personnalités, avons-nous appris, comparaissent au tribunal militaire de Yaoundé dans les prochaines heures. A propos de Me Bobga Harmony, des spéculations ont connu une belle aventure. Certaines, ont prétendu que l’avocat, avait été arrêté et conduit en lieu secret. Seulement, il s’est avéré en dernier ressort que Me Bobga, a anticipé sur le projet du régime de Yaoundé de l’arrêter, en transitant par le Nigeria voisin, avant de regagner les Etats-Unis d’Amérique. Des sources crédibles affirment que l’avocat, a été perçu le week-end dernier à Washington, exposant publiquement sur la cause anglophone. Son arrestation, apprend-on, ne souffrait plus d’aucune conjecture, compte tenu du nombre important de membres du Consortium arrêtés  le 17 janvier 2017. L’on renchérit que Me Bobga Harmony, était alors perçu par Yaoundé comme un leader pouvant donner aux cris d’exaspération des Camerounais de culture anglophone, un caractère des plus incandescents. Le cas également de Wilfred Tassong, secrétaire exécutif de la Cameroon teachers trade union (Cattu), a aussi fait l’objet de beaucoup d’hypothèses. Certaines, le donnaient refugié à l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé, avant qu’un démenti n’y fût  apporté par différents journaux de la capitale dont les colonnes ont laissé entendre que la représentation diplomatique américaine a dit ne rien en savoir. Le procès de toutes ces personnalités interpellées, laisse-t-on entendre, s’ouvre dans les prochaines heures au tribunal militaire de Yaoundé. Les concernés, accusés d’hostilité envers la patrie, guerre civile, sécession, propagation de fausses nouvelles, révolution, atteinte aux agents publics de l’Etat, de résistance collective, de bande armée, de cybercriminalité, risquent la peine de mort.
Source : Camer.be