Déballage: Miss Cameroun:On ne devient pas Miss Cameroun par hasard. C'est un réseau bien entretenu par les organisateurs". Cette désolation est exprimée par une ancienne candidate à l'élection Miss Cameroun

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On ne devient pas Miss Cameroun par hasard. C'est un réseau bien entretenu par les organisateurs". Cette désolation est exprimée par une ancienne candidate à l'élection Miss Cameroun, qui a préféré
garder l'anonymat. Contrairement à ce que le Comité d'organisation Miss Cameroun (Comica) que préside Ingrid Solange Amougou fait généralement croire à l'opinion, la moralité (bonne), l'intelligence (être détentrice du baccalauréat au moins), la beauté naturelle, la disponibilité, la maîtrise des deux langues officielles et des us et coutumes du Cameroun, la nationalité, la taille (1,70m au moins), le casier judiciaire vierge, le célibat ou pas d'enfant, sont loin d'être les seuls critères par excellence considérés pour devenir la femme la plus belle du Cameroun. Selon des révélations de sources concordantes confinées par plusieurs candidates à cette élection, pour qu'une fille soit sûre d'être couronnée au terme de l'élection nationale, il faut, entre autres, délier le cordon de la bourse. En d'autres termes, pour remporter ce concours, il faut graisser la patte des organisateurs. Les chances de réussite des candidates issues des familles démunies sont réduites. «les organisateurs s'arrangent à favoriser les candidates issues des familles aisées. Il s'agit de convaincre les parents à mettre la main à la poche s'ils souhaitent voir leur fille gagner. Et les parent ne lésinent pas sur les moyens», témoigne une ex-candidate. Une autre source ajoute: "Où croyez-vous que le Comica trouve les fonds ? En dehors des sponsors qui d'ailleurs sont de moins en moins intéressés par ce concours, les organisateurs grappillent de l'argent auprès des parents des candidates." On comprend mieux pourquoi le Comica a eu maille à partir avec les familles qui avaient menacé de porter plainte si elles ne rentraient pas dans leurs fonds, après avoir assisté à la défaite de leurs filles. Il y a trois ans, l'enveloppe de la miss était tellement maigre, que la famille avait brandi l'épouvantail des tribunaux si leur fille ne rentrait pas dans ses droits. Il faut aussi ajouter la fameuse affaire de la voiture de la miss, cadeau d'un sponsor, qui avait été dans un premier temps confisquée par le Comica. Il a fallu que la miss tempête dans les médias pour récupérer son dû. AU NOM DES CRITÈRES BIAISÉS Par ailleurs, il est reproché au jury d'être moins regardant sur les critères de beauté typiquement africains. Ici les canons de beauté mis en exergue sont calqués sur le profil de la femme occidentale. Le format taille mannequin est idéalisé au détriment de la forme arrondie plus proche de l'identité corporelle de la femme camerounaise. Les critères d'élection ne sont pas fiables et crédibles. Au sein du comité d'organisation, c'est le règne de la mafia et la magouille. "Généralement, le titre de miss n'est pas mérité. Les mensurations africaines sont loin d'être respectées. J'ai vu à certaines éditions des miss qui n'avaient pas la taille requise. Et il se dit que le suivi des "heureuses élues", bien que matérialisé par un contrat en bonne et due forme, est généralement au rabais. Si les critères de transparence et de mérite sont plus ou moins observés au niveau des compétitions régionales, l'élection nationale, elle, répond à une réalité différente. Toutes choses qui, au terme de certaines finales nationales, ont fait que le public rentre déçu du choix porté par le jury sur une candidate, qui à ses yeux ne méritait vraiment pas. Pour faire avaler la pilule amère à l'assistance, les membres du jury se camouflent derrière le principe selon lequel la beauté est subjective. La 7e édition du 10 avril qui a consacré Matagnigni Marie Barbara rentre bien dans ce registre des miss occidentalisées et loin de susciter une certaine unanimité. Loin de la réalité des 13 ans de parcours du Comica, les mots de satisfaction à la presse d'Ingrid Solange Amougou sont manifestement la partie visible de l'iceberg. Pour une miss qui doit faire plus ou moins l'unanimité et être capable de répondre aux exigences qu'impose son statut dans la société, il faut instaurer une saine émulation il faut arrêter les magouilles !