Exclusif:Canal 2 international répond au CNC: Elle n’entend pas reculer dans le traitement de la crise Anglophone au Cameroun

Jean Bruno Tagne, Le Directeur général adjoint en charge de l’information à Canal 2 International
Jean-Bruno Tagne, le Directeur Général adjoint en charge de l’information à Canal 2 International est assez surpris de savoir que sa chaine soit citée parmi les médias sur lesquels pèse la menace de suspension
temporaire ou définitive du Conseil National de la Communication (CNC)
Dans un communiqué, le président du CNC, Peter Essoka, mettait en garde «l’ensemble des médias nationaux publics et privés contre toute publication ou diffusion des propos tendant à faire l’apologie de la sécession et du fédéralisme, sous peine des sanctions prévues par la réglementation en vigueur allant de la suspension temporaire à l’interdiction définitive d’activité». Il mettait en garde notamment, Le Messager, Cameroon Post, The Guardian Post, The Times Journal, Canal 2 International, STV, Équinoxe TV.
Pour Jean-Bruno Tagne, «Nous sommes surpris par ce communiqué du président du Conseil national de la communication qui nous indexe au sujet du traitement de l’information liée à ce qui est aujourd’hui appelé "le problème des anglophones"», a-t-il expliqué dimanche 22 janvier à RFI.
«Nous ne nous souvenons pas, à aucun moment donné, avoir eu un traitement partial de cette affaire. Nous aurions aimé que le Conseil national de la communication nous indique précisément ce que nous avons fait qui soit contraire à l’éthique ou à la déontologie journalistique», Poursuit-il
«Il n’est pas question pour nous de nous interdire de traiter du problème qui se pose dans la partie anglophone du Cameroun. C’est un problème camerounais. Nous sommes une chaîne de télévision camerounaise. Donc nous allons en parler», martèle Jean-Bruno Tagne.
Le Syndicat national des journalistes (SNJC) dans un communiqué rendu publique le 21 janvier 2017, invite les médias et les journalistes camerounais à donner un écho juste et équitable à toutes les opinions émises par les citoyens camerounais sur les questions du fédéralisme et de la sécession et d’ignorer les injonctions de Peter Essoka.
Dans ce même communiqué Le Snjc fait savoir qu'il se réserve le droit d’engager des actions de représailles contre Peter Essoka, le CNC et le gouvernement qu’ils servent.
Source: LeBledParle.com