Gambie : La coalition autour d’Adama Barrow maintient la date de son investiture

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La coalition de l’opposition qui soutient Adama Barrow, élu lors de la présidentielle du 1er décembre 2016 ne compte pas baisser les bras. Alors que la Cour suprême a prévu de se pencher sur le contentieux
électoral en mai prochain, rallongeant le temps à Yahya Jammeh au pouvoir, le camp Barow dit ne pas être concernée par l’annonce de cette institution.
Le mandat de Yahya Jammeh prendra fin le 18 janvier prochain. Et donc, la coalition ne veut pas rater l’investiture. Elle soutient que l’investiture aura bel et bien lieu. Déclaré vainqueur de la présidentielle, Adama Barrow avait reçu les félicitations du président Jammeh, mais quelques jours plus tard, ce dernier a fait volte-face et a tout remis en cause.
Face à la presse mardi dernier à Banjul, la coalition a averti le président sortant qu’il se mettra hors la loi, s’il persiste à ne pas reconnaitre sa défaite. L’opposition gambienne réitère qu’elle ne se sent pas concernée par le recours en annulation du scrutin présidentiel de décembre dernier, recours sur lequel la Cour suprême gambienne ne s’est pas encore prononcée.
Abordant le recours déposé par le parti au pouvoir auprès de la Cour suprême, le porte-parole du nouveau président élu a estimé que « tout perdant a le droit de déposer des recours, mais l’investiture du président déclaré élu par la Commission électorale aura bel et bien lieu ».
Selon le porte-parole, « avant la fin des processus judiciaires de contestation, Adama Barrow sera investi comme cela a été le cas au Ghana en 2012.
« Yahya Jammeh veut semer la confusion parmi ses partisans qu’il n’y aura pas d’investiture aussi longtemps que les recours ne seront pas soldés », dixit le parole.
Depuis l’amorce de la crise socio politique après le revirement de Jammeh, la CEDEAO avait envoyé une mission conduite par Ellen Johnson Sirleaf avec trois autres présidents. L’objectif était de convaincre le président Jammeh de céder le pouvoir à l’élu, mais en vain. L’incertitude avait conduit l’organisation sous régionale à envisager l’option militaire si possible, mais plus tard, elle a opté pour le règlement pacifique de la crise. Pendant ce temps, Jammeh continuerait selon plusieurs médias sénégalais à recruter des  mercenaires au Liberia et en Sierra Léone.
On apprend qu’une nouvelle délégation de la CEDEAO est attendue vendredi prochain à Banjul. En attendant l’arrivée des chefs d’Etat de la CEDEAO, Banjul reste calme. La sécurité a été renforcée au niveau des points de contrôle habituels dans la capitale et ses environs.
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