RDC : Majorité et pouvoir tombent d’accord sur la structure du gouvernement de la transition

Etienne Tshisekedi le 31 juillet 2016.
Un consensus s’est dégagé sur la structure du gouvernement et sur le profil du Premier ministre lors des travaux sur la mise sur pied de l’arrangement particulier de l’accord du 31 décembre 2016 visant à conduire
le pays aux élections en 2017.
"La majorité et le pouvoir ont convenu que le gouvernement soit constitué de 46 membres", a déclaré à VOA Afrique Steve Mbikayi, ministre du travail et de la prévoyance sociale, prenant part aux discussions.
Selon lui, les parties ont réaffirmé le principe déjà retenu dans l’accord, selon lequel le Premier ministre devrait être désigné par Etienne Tshisekedi, l’autorité morale de la majeure plate-forme de l’opposition, le Rassemblement.
Sur ce point, la majorité exige que le Rassemblement présente au moins cinq candidats pour laisser au président Joseph Kabila la liberté d’exercer son pouvoir discrétionnaire du choix.
Pourtant plusieurs partis du Rassemblement ont déjà porté leur choix sur le fils du leader du Rassemblement, Felix Tshisekedi, qui est secrétaire général adjoint de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Pour le Front pour le respect de la Constitution (FRC), une autre importante coalition d’opposition, dont le parti-phare est le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, cette désignation pose un problème. Le Rassemblement ne peut être juge et parti en dirigeant l’exécutif de la transition et en assurant le contrôle, argue le FRC.
Les alliés de M. Bemba refusaient jusque-là de signer l’accord, exigeant la présidence du Conseil de surveillance de la transition. Présidence que l’accord a confié à Etienne Tshisekedi considéré lors du dialogue comme le patriarche dans la lutte pour la démocratie en RDC.
-Accord de Bemba-
Le FRC est cependant revenu sur sa position vendredi.
Sa coordonnatrice Eve Bazaiba a annoncé que la plate-forme allait signer l’accord samedi, sur recommandation de M. Bemba. L'ancien vice-président congolais est actuellement en prison, à la Cour pénale internationale de la Haye, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ses troupes rebelles en Centrafrique.
Nos revendications ont été prises en compte, nous allons signer demain, a soutenu Mme Bazaiba sans donner des détails.
Les discussions sur le Conseil de surveillance de la transition se poursuivront samedi en vue d’une signature probable d’un arrangement particulier de mise en œuvre de la transition.
L’accord signée le 31 décembre sous la médiation des évêques catholiques vise à résoudre la crise créée par la non-tenue des élections avant le 19 décembre 2016 date de la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila.
Il maintient le président Kabila conserve son poste jusqu’à la tenue des élections en décembre 2017 et confie la gestion du gouvernement de la transition au Rassemblement et le Conseil de surveillance de cette période à l’opposant Etienne Tshisekedi.
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