Cameroun - Crise anglophone: La coupure de l’Internet a déjà entrainé une perte de 500 millions de FCFA aux entreprises, selon l’ONG Internet sans frontières


Cette Organisation non gouvernementale (ONG) note que si les autorités camerounaises ont suspendu Internet dans un contexte de contestation politique, le problème dépasse aujourd’hui la violation des droits des citoyens.
Depuis le 17 janvier 2017, date de l’interruption de l’Internet, les pertes sont évaluées à près d’un demi-milliard de francs CFA, selon l’ONG Internet sans frontières qui lutte pour la liberté d’expression en ligne.
«Elle estime que c’est l’entrepreneuriat qui est menacé dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où la facture salée est essentiellement payée par les Petites et moyennes entreprises (PME)», rapporte APA qui cite un communiqué de l’ONG.
Dans son rapport, Internet sans frontières s’inquiète particulièrement de la ville de Buea, le chef-lieu de la Région du Sud-Ouest qui abrite l’unique raffinerie du pays, la Société nationale de raffinage (SONARA) située à Limbé.
Alors que la connexion internet n’est toujours pas rétablie dans ces Régions, le procès de Mancho Bbc, Me Nkongho Agbor Balla et le Dr Fontem, présentés comme les leaders de la crise anglophone, qui devait s'ouvrir le 1er février au tribunal militaire de Yaoundé, est reporté au 13 février prochain.
Huit chefs d'accusation pèsent contre eux. Il s’agit de l’hostilité contre la patrie, sécession, guerre civile, révolution, bande armée, propagation de fausses nouvelles, atteinte aux agents publics de l’État et résistance collective. Ils risquent la peine de mort en vertu de la loi du 23 décembre 2014 sur le terrorisme.
Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net