Solution à deux États, colonisation, Iran... Ce qu'il faut retenir de la rencontre Trump-Netanyahou

À l'issue de sa rencontre avec Benjmain Netanyahou à la Maison Blanche, Donald Trump a réaffirmé son soutien à Israël. Et fait savoir que "la solution à deux États" pour régler le conflit israélo-palestinien n'était plus la seule voie possible.

À l'issue de leur rencontre à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ont donné une conférence de presse commune afin d'exposer la ligne défendue par la nouvelle administration américaine dans le règlement du conflit israélo-palestinien.
Alors que Benjamain Netanyahou n'a jamais caché sa satisfaction de voir le milliardaire new-yorkais accéder à la Maison Blanche, ce dernier s'est présenté comme le garant des "liens indestructibles" qui unissent les États-Unis et Israël. "Le partenariat entre nos deux pays bâti sur nos valeurs communes a fait progresser la cause de la liberté humaine,de la dignité et de la paix", a affirmé le président américain.

 Solution à deux États, déménagement éventuel de l'ambassade américaine à Jérusalem, colonisation israélienne, remise en cause de l'accord sur le nucléaire iranien... Donald Trump a exposé les bases de sa politique proche-orientale tout en se gardant d'en dévoiler les détails. France 24 fait le point.
"Il y a une sensation de vide conceptuel dans ce que dit Trump"
• Solution à deux États
Sans grande surprise, Donald Trump a estimé que "la solution à deux États" pour régler le conflit israélo-palestinien n'était pas la seule voie possible pour la paix.
Mardi soir, la Maison Blanche avait en effet indiqué que Washington n'insisterait plus sur ce principe de référence de la communauté internationale et qu'il ne dicterait plus les termes d'un éventuel accord de paix entre Israël et les Palestiniens. En réponse, Benjamin Netanyahou a jugé que le nouveau président américain offrait "une occasion sans précédent" pour faire avancer la paix pour sortir du plus ancien conflit de la planète.
• Jérusalem
Donald Trump a indiqué mercredi qu'il aimerait voir l'ambassade des États-Unis
installée à Jérusalem et a ajouté qu'il examinait la question "très soigneusement".
Un transfert de la représentation diplomatique américaine de Tel Aviv à Jérusalem aurait une grande portée symbolique car la ville sainte n'a jamais été reconnue par la communauté internationale comme la capitale de l'État hébreu.
• Colonisation israélienne
Le président des États-Unis a appelé l'État hébreu à "la retenue" sur la poursuite de la colonisation dans les Territoires palestiniens occupés. Le chef du gouvernement israélien a pour sa part répondu que "la question des colonies n'était pas au cœur du conflit" avec les Palestiniens, auxquels il a réclamé la "reconnaissance de l'État juif" d'Israël. Le président Trump a de son côté exhorté les Palestiniens à se débarrasser de leur "haine" supposée à l'égard des Israéliens.
"L'un des pires accords que j'ai jamais vus est l'accord iranien"
• Nucléaire iranien

Donald Trump a affirmé qu'il ne laisserait jamais l'Iran obtenir l'arme nucléaire. "L'un des pires accords que j'ai jamais vus est l'accord sur le nucléaire iranien. Mon administration a déjà imposé de nouvelles sanctions à l'Iran et je vais faire encore davantage pour empêcher l'Iran de jamais développer, vraiment jamais, une arme nucléaire", a-t-il déclaré, en accord avec la ligne qu'il défend depuis la campagne pour la présidentielle.

 
France24 Avec AFP et Reuters