Dialogue politique au Gabon: Moussavou-King Le président du Parti socialiste gabonais (PSG) claque la porte


Le président du Parti socialiste gabonais (PSG) a décidé de suspendre sa participation à la préparation de la phase politique du dialogue national.

A sept jours du lancement des débats de la phase politique du dialogue national, des voix discordantes ont commencé à se faire entendre au sein du groupe de l’opposition prenant part à ses assises. Le PSG d’Augustin Moussavou-King a annoncé, mardi 4 avril, la suspension de sa participation audit dialogue. La raison évoquée par le parti et son leader : une série de constats qui n’augureraient rien de bon pour la suite des travaux.
Les «critiques» et les «appréhensions» de Moussavou-King portent notamment sur «la sérénité des membres de l’opposition au dialogue politique». Le leader du PSG s’est précisément plaint d’un «déficit de communication entre le Bureau et certains partis politiques», dont le sien. De même, «l’opacité absolue dans la désignation des 80 membres de la délégation devant représenter l’opposition dans les quatre commissions» et «l’absence des critères qui prévalent à la représentativité équitable à tous les partis politiques de l’opposition légalement reconnus» sont autant de «constats» faisant que la confiance du PSG ne soit pas totale vis-à-vis du comité d’organisation du dialogue national, dont la phase politique démarre officiellement le 11 avril prochain.
Pour le PSG, «la présence au sein de l’opposition des membres de partis non légalisés» est tout aussi préjudiciable pour la qualité des travaux à venir, comme l’est «la précipitation relative à l’organisation de réunions de commissions sans clarification préalable par la Conférence des présidents de tous les partis politiques de l’opposition». Tout en les déplorant, Moussavou-King a estimé que face à ces cinq constats, les membres du Bureau représentant l’opposition, dirigé par René Ndemezo’o Obiang, se doivent de «redéfinir le format et le contenu des débats susceptibles de ramener la confiance entre les membres de l’opposition».
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