Elizabeth Thomas, enlevée par son professeur en mars dernier, a accepté pour la première fois
de revenir sur cet événement, expliquant ne rien regretter de son «aventure» avec l’homme qui est incarcéré pour kidnapping et crime sexuel. 
La relation entre Elizabeth Thomas et son professeur a toujours été confuse. Si pour les autorités, il ne fait aucun doute que Tad Cummins, âgé de 50 ans, a profité de son statut pour manipuler l’adolescente alors âgée de 15 ans, cette dernière, elle, considère toute cette histoire comme une épreuve avec laquelle elle va devoir vivre toute sa vie.
Interrogée par le «Columbia Daily Herald», Elizabeth explique ne «rien regretter de tout ça». «Je ne dis pas que j’ai bien fait. Mais c’est une expérience qui va me suivre jusqu’à la fin de mes jours. C'est bien et c'est mal».
Elizabeth Thomas avait disparu avec son professeur le 13 mars dernier. C’est finalement au bout de six semaines que la jeune fille du Tennessee a été retrouvée avec son professeur. La police a pu remonter jusqu’à eux grâce à un appel indiquant aux enquêteurs que les deux vivaient reclus dans une cabane en forêt.
L’habitation de fortune se trouvait en Californie, à 4000 kilomètres de Columbia, où la jeune fille avait été vue pour la dernière fois. Une Amber Alerte, l’équivalant de notre «plan alerte enlèvement», avait rapidement été lancée. Selon un camarade de classe de l’adolescente, les deux auraient été vus en train de s’embrasser dans l’enceinte de l’établissement.
Interrogé par la direction, le professeur avait simplement affirmé «être ami» avec elle, rappelant à quel point il aimait sa femme qu’il ne tromperait jamais. Cette dernière a demandé le divorce rapidement après que son mari a été retrouvé. «Je ne crois pas qu’une personne de 15 ans soit en position de consentir à être avec un homme de 50 ans. Je pense qu’elle est une victime, peu importe le processus par lequel elle est passée, c’est une victime et lui un prédateur sexuel», avait indiqué le shérif du comté de Siskiyou la presse.
"Tout le monde devrait se calmer. Je suis un être humain"
«On a dit tellement de choses à mon sujet. Il y a des gens qui ont dit : "elle refuse de parler pour ci et pour ça". Ce n’est pas ça. C’est juste que toute la médiatisation autour de cette histoire blesse des gens. Tout le monde devrait se calmer. Je suis un être humain. Je peux répondre franchement. Mais les gens me demandent des choses trop personnelles. Les gens parlent de moi comme s’ils me connaissaient alors qu’ils ne me parlaient pas avant. Ils n’ont pas cherché à me connaître avant. Ils viennent vers mois uniquement depuis mon retour», confie la jeune fille aujourd’hui âgée de 16 ans.
Alors que son professeur est incarcéré pour enlèvement et crime sexuel, l’adolescente, elle, a été déscolarisée et suit des cours à domicile. Elle est rentrée à Columbia en juillet dernier, après des mois de thérapie loin de chez elle. Elle vit à présent chez son grand frère et estime n’être pas à plaindre.
«Je garde des enfants, je travaille à Columbia et j’étudie à la maison, dit-elle. C’est plus sûr pour moi de vivre chez mon frère plutôt qu’au milieu de toute cette agitation».
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Au moment de son enlèvement, elle habitait chez son père. Quelques semaines plus tôt, sa mère avait été inculpée pour abus sur mineurs, indiquaient des documents officiels cités par «People». Elle était accusée d’abus et négligence envers ses enfants et d’un nombre grave d'abus sur un enfant de moins de huit ans. En tout, elle aurait maltraité cinq de ses 10 enfants, dont Elizabeth. Tad Cummins, de son côté, encourt jusqu'à 10 ans de prison.