40% de la main d’œuvre camerounaise hautement qualifiée travaille à l’étranger

40% de la main d’œuvre camerounaise hautement qualifiée travaille à l’étranger
Le Cameroun est frappé de plein fouet par la fuite des cerveaux, qui contribue à freiner le développement du pays.
En effet, a-t-on appris le 7 juin 2016 à l’ouverture de la 3ème édition de la conférence internationale du PK Fokam Institute for Excellence sur la science et la technologie, environ 40% de la main d’œuvre camerounaise hautement qualifiée travaille à l’étranger. Notamment dans les pays européens et aux Etats-Unis.
Appuyant cette thèse lors de la susdite conférence, Lazare Kaptué (photo), un agrégé de médecine qui dirige aujourd’hui l’Université des Montagnes, située dans la région de l’Ouest du pays ; a, par exemple, révélé que plus de 12 000 ingénieurs camerounais travaillent pour les grandes entreprises en Allemagne.
Cette exportation des talents n’est cependant pas l’apanage du Cameroun, puisqu’elle est également une réalité dans les pays développés tels que les Etats-Unis, la Chine ou encore des nations émergentes telles que la Corée du Sud. «Ce qui est plus intéressant pour un pays comme la Chine, c’est que même en restant à l’étranger, les Chinois continuent de travailler pour leur pays, parce qu’on leur a inculqué le nationalisme», a expliqué Paul Kammogne Fokam.
Aussi, cet économiste et banquier, qui soutient que les diasporas sont importantes dans le processus de développement de leurs pays respectifs, a-t-il invité les Camerounais à se réapproprier le nationalisme.  A l’en croire, il s’agit d’une valeur fondamentale pour lutter contre l’exportation des talents, voire pour utiliser habilement ce phénomène afin de contribuer au développement des pays d’origine.
BRM
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