Cameroun: Crise anglophone, le débat sur le fédéralisme s’accentue.Selon un sondage réalisé par le Nkafu Policy:64% des Camerounais préfèrent le système fédéral

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Selon un sondage réalisé par le Nkafu Policy, -un think-tank camerounais- basé dans le VIe
arrondissement de Yaoundé, la majorité des personnes interviewées (60,2%) préfèrent le système fédéral, en lieu et place du système unitaire en vigueur actuellement au Cameroun.
Toujours selon ce sondage, au plan national, le fédéralisme est prôné dans les proportions suivantes:
47,7% dans les (Centre/ Sud/Est);
42,9% pour le grand-nord, précisément les régions comprenant (Adamaoua/Nord/Extrême-nord).
68,3% pour le Littoral et Ouest;
Et, 96,1% pour les régions du Nord-ouest/Sud-ouest. Dans le même ordre d’idées, 44% des sondés se réclamant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RPDC),-parti au pouvoir-, préfèrent un système fédéral. Enfin, la majorité des Camerounais (93,5%) militent en faveur de l’autonomie budgétaire des régions.
52% recommandent une autonomie complète alors que 41% suggèrent que le budget soit placé sous la supervision du pouvoir central de Yaoundé.
La majorité des personnes interrogées, (91,8%) est contre la nomination des gouverneurs de région. Ces camerounais préfèrent qu’ils soient élus. 75,2% des personnes se réclamant du RDPC pensent de cette façon.
669 Camerounais âgés d’au moins 20 ans ont été interrogés. Face aux réserves exprimées sur cet échantillon par les experts présents le 27 juillet 2017 lors de la présentation des résultats de l’enquête, Melaine Nsaikila, l’analyste qui a conduit l’étude, a expliqué que «cet échantillon a été pondéré et équilibré afin de prendre en considération les estimations démographiques de 2013 par âge, sexe, région d’origine et statut socioéconomique», apprend-on.
Ce sondage est rendu public dans un contexte où le pays est secoué par la crise anglophone dans deux régions : (Nord-Ouest et Sud-Ouest).
Dans cette partie du pays, la majorité est pour le fédéralisme qualifié. Et, seulement quelques radicaux du mouvement sécessionniste (Scnc), sont pour la sécession.
De son côté, le pouvoir reste ferme et à l’image de son chef le président Biya, il se pose en défenseur de l’Etat unitaire décentralisé, en vigueur comme le consacre la loi fondamentale.
La position du gouvernement, va-t-elle s’imposer alors que la communauté internationale appelle au dialogue ?
L’enjeu de ce dialogue qui est la recherche de la préservation de la paix, va également aborder la forme de l’Etat.
Source: Koaci