Mark Zuckerberg: futur président des USA et tueur du dollar?

Mark Zuckerberg
Le fondateur de Facebook a engagé un groupe de conseillers politiques et suggère à l'Amérique de
construire le socialisme aux frais des milliardaires.
Les médias soupçonnent que Mark Zuckerberg souhaite avancer sa candidature à l'élection présidentielle et lui prédisent de bonnes chances de réussite. Mais son élection serait une catastrophe pour le dollar et l'idée d'État-nation. Selon la revue en ligne Vzgliad.

Tout au long de l'année, le fondateur de Facebook a entrepris des démarches politiques inédites. En mai, il a prononcé un discours à Harvard autour de la question «Comment rendre l'Amérique meilleure». En début d'année, il avait également annoncé vouloir visiter les 30 États américains où il ne s'était encore jamais rendu, avec un intérêt tout particulier pour la Rust Belt (ceinture de la rouille) désindustrialisée où le milliardaire a rencontré des électeurs de Donald Trump, des victimes de l'épidémie opioïde et des détenus en bas âge. En parallèle, Mark Zuckerberg construit minutieusement son image de père de famille idéal. Aucun de ses discours officiels n'omet de mentionner sa femme et sa fille. Toute cette auto-promotion est si martelée que les Américains se demandent si l'un des hommes les plus riches de la planète n'aurait pas l'intention de se présenter à l'élection présidentielle américaine en 2020.
Le programme du candidat Zuckerberg est déjà prêt. Le milliardaire craint la perspective de se retrouver face à des millions de personnes privées de travail par la robotisation imminente. C'est pourquoi il suggère à la société d'inventer des projets plus importants et certainement plus rentables, et de travailler ensemble pour les mettre en œuvre. Un revenu de base garantissant à chaque Américain un logement, de la nourriture et une assistance médicale permettrait de nourrir cette masse de travailleurs et d'employés.

Une autre idée de Zuckerberg consiste à construire une sorte de «société mondiale» dans le cadre de Facebook qui, on le devine, se trouverait sous son contrôle. C'est là que l'agenda libéral fait parler de lui: Zuckerberg rêve d'attirer encore quelques milliards d'utilisateurs sur son réseau social — qui en compte actuellement deux milliards — tout en voulant que toutes ces personnes soutiennent ses valeurs: la mondialisation, la transparence et la lutte contre l'autoritarisme, l'auto-isolement et le nationalisme. En d'autres termes, selon lui, les citoyens du monde entier doivent faire front contre leurs gouvernements nationaux aux côtés du capital multinational. Ce futur monde de Zuckerberg, où tout le monde vit sans contraintes et travaille sur de grands projets, paraît idéal et rappelle une nouvelle version du communisme, mais comment faire pour le construire? Le fondateur de Facebook répond: «Tout sera payé par des gens comme moi». En insinuant que la société de prospérité universelle sera financée par des milliardaires progressistes comme lui ou Bill Gates.
Les économistes américains craignent que le revenu de base accélère l'inflation. D'ici là, les milliardaires passeront aux Bitcoins ou à l'or, alors que les citoyens ordinaires resteront avec des billets verts sans valeur. Dans ce cas, le revenu de base serait plutôt une soupe gratuite comme à l'époque de la Grande dépression…
Pour l'instant le programme de Zuckerberg est un agenda libéral légèrement mis à jour compte tenu de la crise économique, de la mondialisation, de la toute-puissance des multinationales et de la haine croissante envers les États-nations.
Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.
Source: fr.sputniknews.com